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Plan protéines végétales : pas d'autonomie sans désindustrialisation des pratiques d'élevage !

Le Ministre de l'agriculture a présenté ce matin le plan stratégique protéines végétales qui sera doté de 100 Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202020-12-01%20173554.pngmillions d'euros à destination de la filière. Le Ministre a fortement insisté sur l'importance du financement mobilisé par rapport au plan précédent et présenté les trois enjeux, de souveraineté, environnemental et de compétitivité.

La Confédération paysanne se félicite de constater la prise de conscience unanime du Ministère et de toute la filière quant à l'importance et à la nécessité de l'autonomie des fermes sur ce sujet ! Cependant, cette présentation ne dit rien des difficultés et des impasses qui existent que sont l'ultra spécialisation des territoires et l'intensification des élevages. Pas de trace donc pour un produire « mieux et moins » dans ces interventions, pourtant majeur dans un objectif d'autonomie, d'économie et de durabilité.

L'autonomie ne se gagne pas par un renforcement des équipements mais par un changement des pratiques. L'idéal est de pouvoir amener les bêtes au pré et non de s'équiper davantage pour transporter plus vite, en plus grosse quantité, de l'herbe ou des tourteaux jusqu'à elles ! Le colza est une culture industrielle gourmande en intrants, et qui peut conduire à des impasses techniques qu'essaient de contourner les semenciers avec des vrth, les variétés rendues tolérantes aux herbicides. La Confédération paysanne refuse qu'un centime aille dans la sélection par biotechnologie alors que les paysan.nes ont toujours été autonomes en protéines avant l'industrialisation de l'agriculture. La meilleure protéine est celle produite à la ferme avec des moyens paysans. Les financements doivent aller à ces systèmes de production et la recherche des instituts techniques orientée en ce sens.

Le Ministre a fait part de sa volonté de rompre avec le système de dépendance « organisé depuis 50 ans par les accords internationaux ». Des accords signés par l'Union européenne et avant elle par la France. Cette ambition de souveraineté alimentaire ne peut en effet pas s'accommoder de la poursuite de signatures d'accords de libre échange. Si le Ministre a redit que la France « ne laissera pas passer le Mercosur* », en cohérence avec la stratégie présentée ce matin pour les protéines végétales il doit en être de même pour les autres ALE.

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