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Urgences du GHSA : les Vouzinois en nombre pour s'informer.

Les difficultés rencontrées par le service des urgences du GHSA, en particulier sur le site de Vouziers, ne laissent pas indifférents les habitants du territoire.

Une fermeture de ce service constituerait une nouvelle disparition de l'offre publique, mais elle entraînerait surtout une perte de chance majeure en cas d'accident ou de pathologie aiguë. Dans ces cas graves, le délai de prise en charge est le facteur principal de bon pronostic, seule une unité basée au plus près peut l'assurer.

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Plus de 200 personnes ont répondu à l'invitation à s'informer et à débattre de ce sujet, ce vendredi soir à la salle des fêtes de Vouziers. Le maire de Vouziers, le président de l'intercommunalité, le délégué de l'ARS (Agence Régionale de Santé) et le directeur (intérimaire) du GHSA étaient présents pour animer ce débat et répondre aux questions.

C'est Nicolas Villenet, le délégué territorial de l'ARS qui a lancé la soirée par une présentation de la situation. Il a en premier affirmé que l'objectif était de garder le service d'urgence de Vouziers ouvert, et ce 24 heures sur 24.

Monsieur Villenet a insisté sur la nécessaire complémentarité ville/hôpital dans la prise en charge des urgences, avec le maintien du rôle de chacun, médecin de ville ou urgentiste.

Il a lancé l'idée d'une maison médicale de garde, où les médecins libéraux prendraient en charge les urgences de premier niveau, pour lesquelles aucun risque vital n'est présent.

De nombreuses questions ont été posées dans la salle, montrant que l'intérêt  des présents pour cette problématique était bien réel.

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A une interrogation sur les moyens humains et financiers mis en place pour répondre à la crise, il a été répondu que l'augmentation du nombre de médecins ne se manifesterait que dans une dizaine d'années, suite au relèvement du numerus clausus qui fixe le nombre de reçus au concours de première année de médecine.

Le délégué de l'ARS a affirmé que des moyens financiers avaient été mis à la disposition des hôpitaux pour le maintien de l'ouverture des urgences.

Une question a abordé le problème des tensions existantes au sein de l'équipe des urgences du GHSAghsa,hôpital,urgences,vouziers,ars. Nicolas Villenet a répondu que l'ARS avait été saisie de ces difficultés, et qu'une enquête était en cours. Il n'a pu se prononcer sur ces faits rapportés, n'ayant pas encore les conclusions de l'enquête.

Une personne a demandé quelle était la position des médecins libéraux sur les propositions de l'ARS. Les médecins de ville étaient nombreux dans la salle, mais ils ont réservé leur réponse, car leur réflexion est en cours sur ce sujet, et aucune décision n'est validée à ce stade.

Le député Jean-Luc Warsmann est arrivé en cours de réunion, et sa prise de parole a été loin de la langue de bois. En rappelant que dans ce dossier tout le monde devait jouer le même jeu, il a dénoncé ceux qui marquaient un but contre leur propre équipe. Il a mis ainsi en cause assez clairement les dysfonctionnements au sein de l'équipe des urgences du GHSA, et ce d'une manière beaucoup plus directe que le délégué de l'ARS ou du directeur du GHSA.

Son intervention a suscité des applaudissements nourris de la salle.

Interrogé par une représentante de la CGT sur son vote du budget de la Sécurité Sociale, il a répondu par une contre-attaque, en dénonçant l’effet négatif de l’annonce de la fermeture potentielle des urgences dans la presse. La responsable de la CGT avait reconnu auparavant qu'elle était à l'origine de la publication des articles de presse publiés cet été à ce sujet.

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Cet échange plus politique a clos le débat, avec même des applaudissements pour le délégué de l'ARS, Nicolas Villenet ayant fait auparavant la remarque (avec un peu d'humour), qu'il était moins applaudi que les personnes qui posaient les questions.

Cette soirée à au moins permis de poser directement le problème en termes clairs et a donné à chacun la possibilité d'exprimer sa position ou son ressenti.

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