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Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade ...

Cette citation est attribuée à l'humoriste Francis Blanche. Mais la réalité dépasse souvent la fiction, et l'INSEE publie ce jour une étude qui montre que l'espérance de vie augmente en fonction des revenus. Plusieurs explications peuvent être données à ce constat, mais une fois encore les inégalités de fortune se répercutent dans un domaine qui se veut d'accès universel en France : la santé.

L'INSEE écrit : "Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. Ainsi, parmi les 5 % les plus aisés, l’espérance de vie à la naissance des hommes est de 84,4 ans, contre 71,7 ans parmi les 5 % les plus pauvres, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, cet écart est plus faible : 8 ans séparent les plus aisées des plus pauvres. Aux alentours d’un niveau de vie de 1 000 euros par mois, 100 euros supplémentaires sont associés à 0,9 an d’espérance de vie en plus chez les hommes et 0,7 an chez les femmes, tandis que l’écart n’est plus que de 0,3 an et 0,2 an aux alentours d’un niveau de vie de 2 000 euros par mois.

(...)

Les personnes les plus aisées ont plus souvent un diplôme du supérieur, mais cela n’explique qu’en partie les écarts d’espérance de vie selon le niveau de vie. Avec ou sans diplôme, plus on est aisé, plus l’espérance de vie augmente."

Les causes de cet écart sont multiples, l'INSEE en retient de trois ordres :

  • Difficultés d'accès aux soins pour les plus pauvres.
  • Plus de comportements à risque pour les plus pauvres (tabac, alcool, malbouffe,...).
  • Moins de risques professionnels pour les plus aisés.

Les deux premières explications sont probablement les plus à l'origine de l'écart constaté. Un quotidien difficile peut entraîner une addiction, et rendre inaudibles les messages de prévention. L'accès aux soins peut être freiné par des obstacles matériels (transport, coût,...) ou des barrières culturelles.

L'INSEE signale également que le problème peut également être vu en inversant cause et conséquence : des problèmes de santé sont parfois à l'origine de difficultés professionnelles, limitant les revenus de malades chroniques. Une étude plus fine des données de l'INSEE permettrait de mesurer l'impact réel de ce type de situation.

Cette publication a le mérite de mettre des chiffres précis sur les écarts en terme d'espérance de vie entre riches et pauvres. Elle reste imprécise sur les causes de ces écarts, sur les mesures à prendre pour rendre tout le monde égal devant la maladie. Ce n'est pas le rôle de l'INSEE que de proposer des solutions, mais devant ce constat d'une inégalité flagrante entre les citoyens de ce pays, il est important que les responsables politiques proposent des mesures concrètes. Et qu'il soit possible de s'appuyer sur des outils fiables pour mesurer l'efficacité des dispositions retenues.

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