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défenseur des droits

  • Nomination de François-Noël Buffet : Emmanuel Macron, meilleur défenseur des droites

    Article de Rozenn Le Carboulec publié dans Basta ! le 21.07.2026

    Sur proposition d’Emmanuel Macron, le sénateur LR François-Noël Buffet est devenu, ce 21 juillet, le nouveau Défenseur des droits, après un avis favorable rendu par les commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat. Un nouveau cadeau fait par le président de la République aux droites les plus réactionnaires. 

    Il défilait avec La Manif pour tous (LMPT) en 2013 contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de personnes de même sexe. Un an plus tard, ce maire UMP d’Oullins, en région Auvergne-Rhône-Alpes, faisait partie des 1000 personnalités politiques, dont une majorité d’élus d’extrême droite, qui signaient la charte proposée par La Manif pour tous. À travers elle, il s’engageait, entre autres, à « préserver l’enfant de toute expérimentation basée sur les concepts de genre, diffusée sous couvert de lutte contre les stéréotypes et pour l’égalité homme/femme » ; à « abroger la loi Mariage et adoption pour tous sans rétroactivité pour préserver et restaurer la filiation père-mère-enfant » ; et à « refuser la marchandisation du corps, en particulier via l’ouverture de la PMA [procréation médicalement assistée] aux couples de femmes et aux célibataires »...

    Il votait, en 2021, contre l’extension de cette même PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. En 2024, il s’abstenait lors du vote pour la constitutionnalisation du droit à l’avortement. Longtemps chargé du dossier de l’immigration à l’UMP, il a défendu le durcissement des politiques contre les étrangers, fustigeant une « incapacité à maîtriser nos frontières » ; il a promu l’affaiblissement de l’AME (aide médicale d’État) pour les sans-papiers ; une restriction de l’accueil des « gens du voyage » ; et s’est opposé à plusieurs évolutions concernant les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap).

    Un CV à rebours du poste

    Ce CV d’un anti-droits multirécidiviste est celui du sénateur Les Républicains (LR) François-Noël Buffet, proposé par Emmanuel Macron pour le poste de… Défenseur des droits, en remplacement de Claire Hédon, dont le mandat a pris fin ce 20 juillet. Fort de ses nombreux soutiens de la droite et du centre, il vient officiellement d’être nommé à ce poste, ce 21 juillet, après sa deuxième audition, en commission des lois du Sénat où la droite est majoritaire (une majorité des trois cinquièmes était requise pour sa révocation). Dans le détail, la commission des lois du Sénat s’est prononcée pour à 17 voix contre 12 et 1 bulletin blanc ou nul. De son côté, l’Assemblée nationale a été plus mitigée, avec 26 voix pour, 27 contre et 6 bulletins blancs ou nuls.

    Partout ailleurs, un CV si éloigné de la fiche de poste aurait été mis à la poubelle. En tant qu’autorité administrative indépendante, le Défenseur des droits a deux missions : défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et permettre l’égalité de toustes. Parmi ses prérogatives figure notamment la lutte contre les discriminations – par exemple à l’égard d’un couple de femmes à qui l’on refuse la location d’un appartement, est-il précisé sur le site de l’institution. Des positions que l’on voit mal François-Noël Buffet, au regard de son parcours et positionnement, incarner.

    Dénonçant « un pied de nez à la société civile » et « un recul pour la démocratie », près de 70 associations et syndicats, parmi lesquels le Planning familial, SOS Homophobie, la Cimade ou l’Association France handicap ont lancé une pétition, déjà signée par plus de 150 000 personnes ce 21 juillet. Augurant, selon elles, d’un « dévoiement de l’institution », elles appelaient le président de la République à renoncer à cette nomination d’un candidat qui ne correspond à « aucun des critères ».

     

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  • Les associations saisissent le Défenseur des droits

    Parce qu’elles n’accepteront pas que les centres d’hébergement deviennent des annexes des préfectures, 25 associations qui accueillent, hébergent, orientent des personnes sans abri, ont saisi ce jour le Défenseur des droits au sujet du nouveau dispositif étatique destiné à l’examen de la situation administrative des étrangers sans abri hébergés ou qui sollicitent un hébergement

    Signataires

    Fédération des acteurs de la solidarité, La Cimade, Emmaüs Solidarité, Emmaüs France, Centre Primo Levi, UNIOPSS, Fondation Abbé Pierre, UNICEF, Médecins sans frontières, La Ligue des droits de l'homme, Samu social de Paris, Médecins du Monde, Secours catholique, JRS, Fédération de l'entraide protestante, CASP, France terre d’asile, Fondation de l’Armée du salut, Association Cités du Secours Catholique, Le refuge, Droit au logement (DAL), Dom’asile, Amicale du Nid, MRAP, Fédération d’Habitat et Humanisme.

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  • Le Défenseur des droits dénonce une nouvelle fois les conditions de vie inhumaines que subissent les exilés à Calais

    Communiqué officiel du Défenseur des Droits.

    Très préoccupé par les faits portés à sa connaissance, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a demandé à ses services de se rendre sur place lundi 12 juin 2017. A cette occasion, ses agents se sont longuement entretenus avec de nombreux exilés et les associations leur venant en aide.

    Le Défenseur des droits demande dès à présent que soit mis un terme aux atteintes aux droits fondamentaux les plus élémentaires dont sont victimes les exilés, notamment les mineurs, et qui demeurent à ce jour sans précédent.

    Des atteintes aux droits fondamentaux d'une exceptionnelle et inédite gravité

    La volonté de ne plus voir de migrants à Calais conduit à ce que plus aucun abri ne soit toléré : les personnes - entre 500 et 600 selon plusieurs informations croisées - dont des mineurs, dorment à même le sol, quelles que soient les conditions climatiques, parfois avec un sac de couchage donné par les associations. Ils disent être traqués jour et nuit dans plusieurs sous-bois de la ville. Les migrants ne peuvent dès lors plus dormir, ni même se poser ou se reposer et restent constamment sur le qui-vive. Ils sont visiblement dans un état d'épuisement physique et mental.

    Tous les points d'eau ayant été supprimés, les migrants ne peuvent pas se laver, ni même boire. Se laver et boire de l'eau est leur principale demande.

    Alors que Tribunal administratif de Lille a considéré le 22 mars 2017 que l'interdiction de distribution de repas par les associations était constitutive d'un traitement inhumain ou dégradant, une seule distribution associative est tolérée le soir, pendant une heure, ce qui ne permet pas de nourrir tous ceux qui le souhaiteraient. Les autres sont empêchées par les forces de l'ordre, au motif de « consignes préfectorales » quel que soit le public concerné (familles, jeunes enfants). Une association procède à des distributions itinérantes, cherchant ainsi à accéder aux exilés qui n'osent plus se rendre sur les lieux de distribution, de peur de se faire interpeller. Depuis une semaine, parce qu'un prêtre s'est ouvertement opposé à la présence policière sur le parvis de son église, une distribution peut y avoir lieu tous les midis.

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