Notre président vient à Rethel pour parler de la situation de l'emploi, sans annoncer de plan nouveau . Il a choisi de venir dans les Ardennes, car la situation du chômage y est particulièrement préoccupante .
Pourtant de nombreux Ardennais ne sont pas comptés comme chômeurs, et devraient l'être :
Combien sont partis vers Reims, la région parisienne ou ailleurs . Les Ardennes font partie des départements où le solde migratoire est fortement négatif : beaucoup sont contraints de quitter leur territoire, et tous ceux-là n'ont pas pu trouver ou garder un travail .
Combien travaillent à temps incomplet, par intérim ou pas, et malgré un salaire inférieur au SMIC, sont considérés dans les statistiques comme des travailleurs "normaux" .
Combien subissent du chômage partiel, imposé par leur entreprise qui ampute le montant de leur salaire .
Ces situations sont des exemples de chômage dissimulé, il y en a d'autres : stages plus ou moins "bidon", exclus administratifs des listes pour un retard, travailleurs âgés dispensés d'inscription ...
La situation économique actuelle accentue ces phénomènes, en particulier dans le secteur de l'automobile, important pour les Ardennes . En
voici l'illustration dans "L'union" de ce jour, qui parle de la fonderie PSA de Charleville .
On savait déjà que la majorité des intérimaires (on en comptait encore près de 300 au début du mois) ne verraient pas leur mission renouvelée. Par ailleurs, le système de souplesse induit par la RTT fonctionne à plein régime : des jours de repos sont déjà imposés le 10 novembre et trois jours avant Noël.
« Mais cela ne suffira pas. On peut difficilement fermer temporairement les sites d'assemblage sans que nous, en amont, on soit aussi obligés de réduire davantage notre production. Il est inutile que nous produisions des stocks : la règle est le flux tendu », indiquait hier un syndicaliste.
De fait, lors d'un comité d'entreprise convoqué le 29 octobre, des journées de chômage partiel devraient être annoncées pour les 30 et 31 octobre, mais aussi peut-être pour décembre (dans une proportion à déterminer). « L'atmosphère est tendue dans les ateliers. On fait le gros dos. Le contexte est réellement préoccupant », ajoutait hier ce même délégué.
prudent : l'actualité est si changeante que même notre hyperactif président ne semble plus suivre le rythme par moment .
Sarkozy va venir dans les Ardennes un jour ou l'autre ou peut-être jamais . Il doit parler de l'emploi et présenter de nouvelles mesures . Pour
l'instant, c'est de nouvelles pertes d'emploi que l'on constate : l'inquiétude était forte à Givet depuis un certain temps , en ce qui concerne la situation de l'usine Sopal . Voici ce qi est annoncé ce jour dans la presse locale:
Le nombre de chômeurs risque de remonter fortement dans les mois qui viennent . Le gouvernement ne veut pas voir le taux de chômage augmenter, cela ferait tâche dans son bilan . Sarkozy-Fillion savent que des mesures telle la fusion ANPE-ASSEDIC ne donneront que peu de résultat, et pas à court terme . Le "nettoyage des listes d'inscrits est déjà fort avancée, il n'y a plus grand-chose à gagner de ce côté ;
demande du président de la République, des mesures complémentaires en matière d'emploi qu'on annoncera dans quelques jours", a déclaré M. Fillon sans donner autre précision.
D'où la nécessité de mettre en adéquation les offres et les demandes et pour cela de coordonner tous les acteurs. C'est le thème de sa visite et je m'en félicite": voilà comment le Président du Conseil Général des Ardennes, Benoît Huré a accueilli la nouvelle de la venue de Nicolazs Sarkozy, visite désormais officielle et confirmée par le Préfet des Ardennes et les services de la Préfecture de Charleville-Mézières.
Sarkozy n'est pas le bienvenu dans les Ardennes !
gagnant 1 % sur un an. Le département du travail, qui publie des statistiques par appartenance ethnique, précise que le taux de chômage chez la population adulte blanche atteint 5,1 %, alors qu'il est de 9,7 % dans la population noire et de 7,4 % chez les hispaniques.