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Le Traité mondial sur la haute mer entre enfin en vigueur

Après deux décennies de mobilisation sur ce sujet, Greenpeace salue l’entrée en vigueur du Traité sur la haute mer ce 17 janvier 2026. Cette date marque également le lancement d’un compte à rebours crucial pour protéger 30 % des océans d’ici 2030 sous la forme de réserves marines, comme le recommandent les scientifiques. La France, en tant que 3ème puissance maritime, doit continuer d’incarner son rôle de pionnière au sein de la mobilisation internationale, en prenant la tête des efforts pour  identifier les sites prioritaires, développer les aires marines protégées en haute mer et y garantir un niveau de protection plus élevé.

Pour François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France : « La haute mer abrite des millions d’espèces et des écosystèmes essentiels à l’équilibre des océans. Il ne nous reste que quatre ans pour protéger 30% des océans d’ici 2030. Chaque mois de retard entraîne davantage de dégâts pour des écosystèmes magnifiques et fragiles dont nous dépendons toutes et tous. Or, nous ne pouvons pas faire confiance aux organisateurs de gestion de la pêche ou à l’industrie pour privilégier spontanément la préservation des océans et cesser de les surexploiter : la responsabilité revient donc aux gouvernements de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour limiter l’influence des entreprises qui détruisent l’océan. Parmi eux, la France peut illustrer son ambition en créant la première vague de sanctuaires marins en haute mer ». 

Le Traité international sur la haute mer est le texte environnemental le plus décisif depuis l’accord de Paris sur le climat. Pour la première fois, cet instrument fournit les outils juridiques nécessaires à la création de sanctuaires en haute mer, qui contribueront à atténuer la crise climatique, à enrayer l’effondrement de la biodiversité et à garantir la sécurité alimentaire des milliards de personnes qui dépendent de l’océan.

À partir du 17 janvier, plusieurs obligations juridiques spécifiques entreront en vigueur pour les pays ayant ratifié le Traité. Toutefois, cette étape historique doit être suivie d’un engagement fort des gouvernements du monde entier pour agir rapidement et limiter le pouvoir de la pêche industrielle lors de la création des premiers sanctuaires.

Combler l’écart de protection de la haute mer, en passant de moins de 1% de zones protégées aujourd’hui à 30% en quatre ans, exige des parties prenantes qu’elles protègent des zones marines qui soient vastes, et ce, plus rapidement que toute action de conservation jamais entreprise jusque-là.

Lors de l’Assemblée générale des Nations unies de 2025, la France a appelé à former une coalition des pionniers de l’océan pour rassembler des États qui s’engagent à ratifier le Traité, à soutenir un moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds marins et à défendre une protection forte des océans. Depuis, 16 pays l’ont suivie.
Désormais, la France a le devoir d’aller encore plus loin, en identifiant les sites prioritaires des futures aires marines protégées en haute mer et en défendant un niveau de protection plus élevé. 

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