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Présidentielle : un positionnement d’extrême-droite dangereux (aussi) pour le climat

Samedi 5 février, la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen présentera son programme pour l’élection présidentielle tandis que l’autre candidat principal d’extrême droite, Eric Zemmour, sera en meeting, après un déplacement à Fessenheim jeudi 3  février.

Pour Greenpeace France, dont les valeurs sont aux antipodes de celles portées par les deux candidats, l’instrumentalisation de la question écologique et leur positionnement rétrograde dans le débat autour du futur énergétique de la France, sont extrêmement problématiques.

A ce stade, ni l’une ni l’autre ne se sont prononcé·es sur la rehausse de notre ambition climatique, alors que la crise climatique ne fera qu’aggraver la crise sociale en frappant en premier lieu les plus précaires, le monde paysan, les mal-logés etc.. 

Rien non plus sur la nécessaire transformation de notre appareil productif et de nos modes de consommation et de déplacements vers plus de sobriété.
Les deux passent notamment à côté de mesures structurantes qui ont pourtant trouvé leur place dans le débat public et sur lesquelles d’autres candidat·es se sont positionné·es, comme la mise en place d’un ISF climatique ou le développement d’une sécurité sociale de l’alimentation.

Pire, en défendant la fausse solution nucléaire et en proposant de “démonter les éoliennes” ou “d’arrêter toutes les éoliennes”, l’extrême droite ouvre la voie à une idéologie dangereuse : tous les scénarios permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050 montrent qu’il sera nécessaire d’accélérer fortement le développement des énergies renouvelables, notamment l’éolien sur terre et en mer.
A l’heure de l’urgence climatique, et alors que la France est le seul pays européen à ne pas avoir rempli ses objectifs sur le développement des renouvelables, discréditer l’éolien de façon aussi simpliste, s’apparente à du climato-scepticisme.

Enfin, si quelques propositions portées par la candidate du RN, prises individuellement, pourraient être jugées pertinentes (par exemple la réparation par les sociétés mères des dommages environnementaux causés par leur filiale ou la suspension de l’installation de grandes surfaces en périphérie des villes, etc.), elles ne s’intègrent pas dans une vision globale cohérente et ambitieuse de l’écologie. Loin d’être prioritaire dans son projet, la question écologique sert surtout à la candidate de prétexte supplémentaire pour justifier sa logique de repli identitaire et nationaliste, au service d’une société sclérosée, intolérante, et discriminante.

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