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Expulsions à Notre-Dame-des-Landes : la réaction de FNE

France Nature Environnement et ses associations membres des Pays de Loire et Bretagne dénoncent une opération de manipulation médiatique qui fragilise le dialogue engagé avec l’ensemble des acteurs locaux autour du projet de territoire.

L'intervention en cours à Notre-Dame-des-Landes, à l'initiative de l'Etat, risque de compliquer la recherche de solutions pérennes, respectant le droit. Elle se déroule sous le signe prioritaire de la communication, et ne s'imposait pas dans ces délais ni sous cette forme. Alors que le dialogue commençait à bien s’enclencher entre toutes les parties, il n’y avait aucune urgence à une intervention au nom d’un soi-disant « État de droit ». Cette analyse a été transmise vendredi dernier par le président de France Nature Environnement à plusieurs membres du gouvernement, au Premier Ministre et au Président de la République. France Nature Environnement n’a pas été entendue et est aujourd’hui très inquiète.

France Nature Environnement appelle à sortir de la spirale de l'affrontement, à refuser toute provocation à la violence et à recréer au plus vite les conditions d'un dialogue respectueux entre les parties prenantes, seule voie efficace de construction de l'avenir.

Mais dans les conditions présentes, comment la fédération et les associations locales membres (France Nature Environnement Pays de la Loire, Bretagne-Vivante, la coordination régionale LPO Pays de Loire, Eau et Rivière de Bretagne…), vont-elles pouvoir continuer à apporter des propositions ?

France Nature Environnement rappelle son soutien à la construction d'un projet de territoire impliquant tous les acteurs locaux, à la fois respectueux du droit et incluant des formes innovantes d'occupation de ce territoire, associant des pratiques agroécologiques à la préservation d'écosystèmes précieux et d'une biodiversité très riche.

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Commentaires

  • Les terres de Notre D des L. occupées par les "zadistes" auraient pu faire l'objet d'expérimentations sociales à la manière préconisée par Charles FOURIER (18/19ème s.). Les zadistes me semble-t-il, s'y préparaient : travailler et vivre ensemble, créer une ou plusieurs fermes collectives et en tirer les ressources nécessaires comme le font les agriculteurs. Mais eux, les zadistes, auraient pu tenter cette entreprise selon un statut coopératif plus élaboré que, par exemple, les GAEC ou autres formes sociétales actuelles.

    Mais...

    Mais cette idée se heurte à nos lois républicaines car il s'agit en l'occurrence de répondre à la règlementation de la propriété ou d'un bail de fermage, puis des problèmes multiples de la circulation, de la construction, de l'hygiène, etc, etc...

    Ces rêves de communauté ont souvent germé dans l'histoire rurale. Elles n'aboutissent positivement que rarement. Des échecs douloureux trahissent l'impréparation de ces initiatives généreuses. Beaucoup même parmi les plus entreprenants en sortent meurtris;

    Je crois qu'il est possible qu'une organisation collective humaine réussisse mais elle exige une anticipation une organisation extrêmement précise et acceptée par tous. Dans le cadre républicain, des lois nouvelles pourraient probablement faciliter cette orientation.

    Daniel

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