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  • Nelly Fesseau : sur la solidarité et le lien social

    Voici la réponse de la candidate du PS sur le thème de la solidarité

     

    La solidarité

     

    De rudes conditions historiques et géographiques ont déterminé la solidarité comme une valeur essentielle pour les Ardennais. Pourtant une montée de l'intolérance et de l'exclusion se manifeste de plus en plus ouvertement. « L'autre »  est rejeté, qu'il soit étranger, qu'il vive différemment (gens du voyage), ou qu'il représente ce que l'on craint de devenir (le chômeur, l'assisté).

    Le niveau atteint par le score du FN, aussi bien en milieu rural qu'urbain nous interroge sur la pertinence des réponses données et  des mesures mises en place depuis les années 1980.

    Il faut bien entendu combattre ces idées et redonner foi en une société solidaire. Peut-on y arriver sans penser et mettre en place des stratégies nouvelles ?

     

    Réponse :

     

    Les Ardennes sont au carrefour de l’Europe. Notre département a des frontières avec deux pays, ce qui n’est quand même pas si courant ! Au-delà de ces considérations géographiques, vous avez raison de mettre en valeur l’histoire du notre département, meurtri par les guerres, qui a forgé une conception toute ardennaise de la solidarité. Solidarité encore récemment démontrée dans les épreuves récentes, notamment économiques. N’a-t-on pas battu des records de mobilisation dans le département à l’occasion des lois contre la réforme des retraites en 2010 ? Tous ces éléments démontrent que la solidarité n’est pas, ici, un vain mot.

     

    nelly fesseau,election législative,solidaritéJe suis particulièrement préoccupée par la montée du front national : les Ardennes font partie de ces départements où le FN a devancé l’UMP au premier tour. Ce résultat nous dit beaucoup sur les angoisses qui existent aujourd’hui, sur la peur que l’avenir peut susciter.

     

    Comment y répondre ? D’abord, il me parait incontestable que l’élection de François Hollande s’est très rapidement traduite par un apaisement du pays qui, cinq années durant, avait été sous tension. La fête populaire de la Bastille, à Paris, le soir du premier tour, réunissant plusieurs dizaines milliers de personnes, est l’exemple de cette France que l’on aime : unie dans sa pluralité, fraternelle.

     

    Il nous faut mettre fin à des pratiques qui, au gouvernement comme dans la majorité parlementaire précédente, n’étaient pas acceptables. Des paroles ont été prononcées que l’on aurait jamais du entendre ; des stratégies électorales mises en place au mépris des valeurs de la République.

     

    Il nous faut surtout, maintenant, passer aux actes : oui, de nouvelles stratégies sont nécessaires. Il faut redonner du sens au lien social, parfois le rebâtir. Il faut faire émerger de nouvelles solidarités. Il faut, en un mot, que la société retrouve sa cohésion. Et c’est pour cela que je suis convaincue qu’une majorité de gauche est nécessaire pour les cinq prochaines années.

  • Liberté égalité fraternité et laïcité sur tout le territoire

    Alsace et Moselle : sous le concordat…

    Lors de son 84e congrès à Saint-Denis en juin 2007, la LDH a adopté la résolution suivante : « Laïcité : résolution sur le statut d’Alsace-Moselle ».
    La LDH considère que l’analyse et les propositions faites gardent toute leur validité et qu’il ne convient pas d’en modifier les termes.

     


    Les Alsaciens et les Mosellans attendent toujours l’application des principes et des règles de la laïcité républicaine dans leurs trois départements.

    2003 : le rapport Stasi sur la laïcité faisait de timides propositions, pour engager un processus de laïcisation de l’enseignement dans nos écoles publiques ; nous attendons toujours leur mise en oeuvre.

    2005 fut l’année de la commémoration du centenaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat : 89 ans après leur retour à la France, et ces départements d’Alsace Moselle attendent toujours son application.

    2006 : le Président de la République, lors de son passage à Metz, recevait les déclarations des organisations laïques pour qu’il mette en conformité le discours avec les pratiques. Ses réponses sont toujours attendues.

    La LDH ne se résout pas à ce que l’Alsace et la Moselle restent orphelines de la laïcité. La séparation de toutes les religions et de l’Etat, la liberté de conscience et d’exercice de tous les cultes, sont les principes intangibles du socle commun de la laïcité, qui ne doivent souffrir aucune exception sur l’ensemble du territoire français.

    Dans l’attente de l’abrogation prochaine de ce qui reste d’un concordat archaïque et obsolète, sans remettre en cause les avancées sociales d’un droit civil local, la Ligue des droits de l’Homme demande :

    - la suppression du délit de blasphème inscrit dans un droit pénal « local », rédigé en allemand et qui ne s’applique que sur le territoire des trois départements « concordataires ».

    - la codification du statut scolaire, comme exigé par la circulaire Juppé du 30 mai 1996, afin que celui-ci soit enfin accessible aux usagers et que ses dispositions, de valeur législative, soient intégrées dans le code de l’éducation.

    - l’information claire des parents d’élèves sur le caractère non obligatoire de l’enseignement religieuxconcordat_est_affiche_pr.jpg dans les écoles d’Alsace et de Moselle, et le remplacement de la « dispense » par un choix facultatif, conformément aux recommandations de la commission Stasi.

    - la sortie du système de financement des ministres des cultes par les fonds publics.

    Seule la laïcité républicaine, appliquée à tous et pour tous, ici et dans l’ensemble de notre pays, permet de faire « vivre ensemble » la diversité et le pluralisme d’une démocratie dont les principes sont issus de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, inscrite dans le préambule de notre Constitution.

    Résolution adoptée par 229 pour, 11 contre, 11 abstentions.