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Guerre en Ukraine : une catastrophe pour les droits humains

Communiqué d'Amnesty International

Après des semaines d'escalade, le président russe Vladimir Poutine a donné l’ordre d’attaquer l’Ukraine, le 24 février 2022, à 5 heures du matin. Cette invasion viole la Charte des Nations unies : elle constitue un “crime d’agression” au regard du droit international.

Le droit international humanitaire bafoué

Parce que même la guerre a ses "lois", nous enquêtons depuis le début de l'invasion sur les violations des droits humains en Ukraine. Nous avons documenté plusieurs attaques aveugles et l’utilisation par les forces armées russes d’armes non discriminantes, comme des bombes à sous-munitions, dans des zones urbaines. Nous avons également documenté des attaques contre des civils et des infrastructures civiles comme à Irpine, dans la banlieue de Kiev. Il s’agit de violations graves du droit international humanitaire et de possibles crimes de guerre.

Les civils pris pour cibles 

Cette violence aveugle a déjà coûté la vie à de nombreux civils et des dizaines de villes et de villages ukrainiens sont assiégés. Pris entre deux feux ou attaqués par les forces armées russes, les civils se protègent comme ils peuvent, parfois enfermés dans des sous-sols, presque sans eau et sans nourriture. Chaque jour, la catastrophe humanitaire s’aggrave. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), plus de 3 millions de personnes seraient déjà réfugiées dans les pays voisins. La Pologne accueille la majorité d’entre eux actuellement. Mais même la fuite est parfois trop risquée. Les cessez-le-feu pour permettre aux civils d’évacuer ne sont que peu ou pas respectés, et les couloirs humanitaires restent des voies de secours dangereuses. Nous avons récolté des témoignages de civils tentant de fuir qui ont été visés par des attaques russes.

La société civile russe est muselée 

En Russie même, Vladimir Poutine mène une autre guerre : la guerre contre la liberté d’expression. Depuis le début de l’invasion russe, la censure fait loi (l’usage du mot « guerre » a purement et simplement été interdit), et la force règne en maître contre les manifestants anti-guerre. Le Kremlin veut faire taire toutes les voix dissidentes, contraires au discours officiel. Près de 14 000 personnes ont déjà été arrêtées lors de manifestations en Russie depuis le début de la guerre. Des dizaines de journalistes ont dû abandonner leur travail et n’ont d’autre choix  que de quitter le pays. La population russe n’a quasiment plus accès à une information objective et fiable.

Le devoir de justice 

Les responsables des crimes de droit international commis en Ukraine devront rendre des comptes devant les juridictions compétentes. Notre mission : poursuivre notre travail d’enquête sur ces crimes, continuer à les dénoncer et mener des actions de plaidoyer auprès des Nations unies et de ses États membres.

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