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Assemblée générale à Rarécourt, en Argonne meusienne, de l’association Argonne-Parc naturel régional

Olivier Aimont , l’inlassable président de l’association Argonne-PNR, ouvre à 10 heures l’assemblée générale Olivier Aimont P1070872.JPGordinaire devant une salle bien remplie d’acteurs et d’adhérents de Meuse, des Ardennes et de la Marne. Le Maire de Rarécourt dans son mot d’accueil montre que les défis de sa commune sont aussi ceux de toute l’Argonne : la chute démographique depuis le milieu du XIXème siècle a réduit la densité de population à moins de 15 habitants au km2, les emplois ont fondu et les services ont disparu mettant la ruralité en détresse.

Face à cette situation, il faut relever des défis en anticipant les besoins du futur. Ces propos sont aussitôt illustrés par la présentation de la démarche de développement du Pays de Verdun par Julien Didry, maire de Bras-sur-Meuse, Président du Pays de Verdun, un territoire réunissant 7 inter-communautés de communes soit plus de 200 communes et 85000 habitants. Une stratégie de développement a été définie pour la période 2014-2020 à partir des constats suivants :

  • des infrastructures de transport inadaptées
  • une faible densité de population
  • un tissu économique peu créateur d’emplois
  • une connexion informatique nettement insuffisante

Les objectifs suivants sont prioritaires

  • favoriser les actions numériques
  • encourager les actions en faveur de la mobilité
  • contribuer à donner une image dynamique et moderne du territoire au-delà de la dimension mémorielle
  • favoriser les actions de modernisation de l’habitat.

Julien Didry présente alors le plan des actions numériques qui accompagneront l’installation dans les 7 prochaines années de la fibre : la montée massive en compétences, la modernisation des activités numériques dans les domaines clés de l’économie du territoire, la mise en réseau des acteurs et le lancement de projets expérimentaux avec des échanges nationaux et internationaux, le soutien aux nouvelles formes d’accès aux services pour tous.

Ce plan ambitieux met le numérique au service de l’humain. La démarche du pays verdunois est en quelque sorte l’illustration concrète de ce que devrait être le projet de développement du P.N.R. pour l’Argonne.

l'assemblée générale P1070868.JPG


Le rapport d’activités 2016 est présenté par Danielle Joudrier. Quelques nombres suffisent à témoigner de l’intensité des actions conduites par les bénévoles et par les deux chargés de mission professionnels : 57 rencontres avec les élus,56 réunions des groupes de travail thématique , 196 réunions au total, 2606 heures de bénévolat, 24357 km parcourus par ces derniers. L’étude de faisabilité en cours d’élaboration doit s’achever impérativement en Juin 2017 et une étude d’opportunité suivra au cours de laquelle les collectivités se positionneront pour ou contre le PNR. Christophe Grichka, chargé de mission, rappelle que pour l’instant, il s’agit de montrer l’intérêt de créer un parc naturel régional pour assurer le développement de l’Argonne, un territoire à la forte identité qui possède des atouts.


Les comptes : les engagements non tenus de la région et la réduction des aides des départements ont provoqué une baisse importante des subventions qui sont passées de 63600 euros en 2015 à 18730 euros en 2016. Cela explique pour l’essentiel le résultat négatif de l’exercice à moins 27118 euros. La faiblesse des fonds propres de l’association peut aboutir à une situation périlleuse. Il faut absolument que les collectivités se mobilisent et permettent à l’association d’aller jusqu’au bout de sa démarche. Jean Notat, élu représentant la région Grand-Est, est favorable au fait que ce soit la Région qui suscite et organise les financements des collectivités en complément de ceux de la Région. Plus timidement les représentants des Ardennes , de la Marne et de la Meuse, déclarent partager la démarche de l’association mais restent prudents quant aux soutiens financiers.


Un rapport moral malgré tout volontaire et optimiste.

Avant le renouvellement des membres du conseil d’administration qui se fait sans difficulté, Olivier Aimont présente le rapport moral. Dans un contexte difficile, le président veut trouver de nouvelles coopérations pour conforter le projet. Il demande un accompagnement équitable pour le territoire avec des engagements financiers raisonnables et à portée du territoire, d’un montant de l’ordre de 1 euro par habitant. Pour renforcer une démarche contributive, un comité de soutien est en cours de constitution tout comme un comité scientifique. Vingt partenaires associatifs des domaines socio-économiques se sont engagés à œuvrer pour agir en faveur du projet de PNR.


Un pacte pour la reconnaissance de l’Argonne a été signé par ces 20 partenaires, les premiers d’une liste qui devrait s’étoffer dans les semaines et mois à venir. Un appel à la mobilisation a été lancé. L’année 2017 sera décisive pour cette procédure de reconnaissance. L’Argonne ne se fera pas sans le soutien de tous les décideurs locaux ! À eux de prendre leurs responsabilités.

les partenaires  du pacte de reconnaissance de l'Argonne P1070884.JPG

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