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La Confédération paysanne plus que jamais déterminée à lutter contre les méga-bassines

Le porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Girod, a été auditionné ce matin à la gendarmerie de Salins-les-Bains dans le Jura. Il était entendu, en audition libre, comme mis en cause après une plainte pour vol aggravé suite au démontage de la pompe de la méga-bassine de Cram-Chaban lors de la mobilisation du 6 novembre contre les méga-bassines.

Alors que le ministre de l'Agriculture a refusé le 10 novembre 2021 que nous lui remettions le morceau de pompe prélevé, ce dernier a été remis ce matin aux autorités.

Cette pompe est un symbole à plusieurs titres :

  • Elle symbolise les mensonges du Ministre qui déclare que les méga-bassines, dont il soutient la construction, sont remplies avec de l'eau de pluie. Ce morceau de pompe démonté atteste du contraire car elles sont bien remplies en allant puiser dans les nappes phréatiques et les cours d'eau. Il ne s'agit donc absolument pas de récupérer seulement une eau « qui tombe » mais bien d'aller chercher l'eau dans ses espaces naturels de stockage.
  • Elle témoigne d'un accaparement massif de l'eau par une minorité d'exploitants au profit d'un modèle agricole prédateur des paysan.nes et du vivant. Or l'eau est un commun à répartir et protéger.
  • Elle incarne un modèle qui refuse de s'adapter au défi climatique et qui a recours à tous les artifices possibles pour ne pas se remettre en cause. Artifices aux effets destructeurs sur notre environnement, nos vies et nos territoires.

Le fonctionnement de la bassine de Cram-Chaban a été déclaré illégal par la justice administrative. C'est peut-être la raison pour laquelle les propriétaires ont fait publiquement savoir qu'elle ne serait pas utilisée depuis le 10 juillet 2018.

Les projets de méga-bassines sont au service de l'industrialisation de l'agriculture, en dépit des directives européennes Eau, Habitats et Oiseaux. Plutôt qu'une artificialisation des milieux, fuite en avant d'un modèle dépassé, nous sommes en faveur d'une irrigation qui assure une juste répartition de l'eau entre les paysan.nes et qui préserve les écosystèmes.

Les actions politiques doivent se poursuivre et nous appelons à la mobilisation pour une répartition équitable de l'eau au service d'un autre projet agricole et alimentaire. Nous défendons une agriculture qui préserve la ressource en eau pour s'adapter à la réalité du changement climatique. Nous défendons une agriculture qui partage la ressource en eau pour installer plus de paysannes et de paysans. Nous donnons ainsi rendez-vous pour une nouvelle mobilisation, encore plus massive, à l'occasion du week-end maraîchin du 25 au 27 mars dans les Deux-Sèvres.

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Environ 70 personnes se sont réunies devant la préfecture des Deux-Sèvres à Niort le 17 février 2022 au moment de l’audition, dans le Jura, de Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne. © Confédération paysanne

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