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antiterrorisme et propagande gouvernementale

Le 15 novembre vous avez pu lire dans le blog de l'An Vert un article sur TGV et terrorisme . Deux semaines plus tard, il ne semble pas exister beaucoup de preuves contre les prétendus terroristes arrétés par les forces de l'ordre . Ce qui n'empêche pas la propagande gouvernementale de fonctionner à fond, sans tenir compte de la présomption d'innocence (attendons un éventuel procès) ni du secret de l'instruction . Voici le point de vue de la ligue des droits de l'Homme sur ce sujet :

 

« Antiterrorisme » en Limousin : lois d’exception et violation des garanties constitutionnelles des libertés

Communiqué de la LDH

Plusieurs personnes ont été arrêtées à Tarnac puis déférées à la Section antiterroriste du parquet de Paris après une garde à vue de 96 heures, c’est-à-dire le maximum autorisé par la législation d’exception dite « antiterroriste », le tout sous l’œil des caméras et des journalistes.


medium_alliot_marie_3_2.jpgLes procès-verbaux des interrogatoires de garde à vue ont été rendus publics, comme certains rapports de synthèse des services de police, et la ministre de l’Intérieur a cru devoir porter des accusations de terrorisme contre les personnes mises en cause.

Une nouvelle fois, la Ligue des droits de l’Homme dénonce une procédure qui ne s’embarrasse pas du respect des libertés individuelles et se déroule sous l’œil de médias alimentés d’informations uniquement à la charge des personnes mises en cause. Cette violation, devenue permanente de la présomption d’innocence, y compris par des services de l’Etat ou par des responsables politiques, marque un affaiblissementterrorisme.gif

La LDH regarde avec inquiétude l’extension de l’accusation de terrorisme à toute forme de contestation sociale et politique alors même que, dans le cas présent et de l’aveu même de la ministre de l’Intérieur, aucune vie n’a jamais été mise en danger, ni même susceptible de l’être. Le terrorisme est une menace trop sérieuse pour que l’on cède en la matière à des instrumentalisations et à des gesticulations sécuritaires.

La LDH dénonce la méthode de gouvernement qui conduit à exploiter chaque fait divers et à criminaliser toute critique de l’ordre établi pour réduire les libertés civiles et politiques.

Paris, le 27 novembre 2008

 

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