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  • les ordures ménagères et la 2C2A

    Ce soir se déroulait au Chesne un conseil de communauté de la 2C2A, avec un point principal à l'ordre du jour : la prise de compétence ordures ménagères . Cette prise de compétence par la communauté de communes avait été refusée lors du mandat précédent . F. Signoret jouait donc gros ce soir, car il a basé une partie de ses projets de président en fonction de ce choix .

    C'est au directeur de la 2C2A qu'est revenu la tâche de présenter les enjeux présents .

    L'objectif est de démarrer au premier janvier 2009 avec cette compétence exercée par la 2C2A . Il a été rappelé que l'acceptation entraînerait179364-0004.jpg?t=9092 une multiplication par 2 de la dotation de fonctionnement de l'état à la 2C2A (pour aboutir à plus de 500.000 euros) ;

    La prise de compétence entraîne de fait la dissolution du SICROM, et la reprise de ses actifs et passifs par la communauté. Pour les communes hors SICROM (dont Vouziers) les contrats en cours seraient poursuivis jusqu'à leurs termes . Donc ,pas de changements concrets à court terme .

    Par contre, le financement se ferait sur le principe de la redevance (par habitant) et non plus de la taxe (basée sur la taxe d'habitation) . C'est la 2C2A qui gérerait ce service au quotidien . Le coût moyen par habitant ne devrait pas bouger, mais la charge serait différente selon les foyers . Les modalités précises ne sont pas encore fixées .

    Il est prévu de compléter le réseau de déchèteries sur le territoire (2 de plus ?), le financement pouvant être assuré par le fond de roulement du SICROM .

    Après l'exposé des propositions, un débat s'est déroulé avec les délégués présents dans la salle . Le président Signoret a répondu à de nombreuses questions, certaines montrant l'inquiétude de délégués sur la suite des événements .

    939566-0003.jpg?t=1690Le vote a eu lieu commune par commune pour plus de clarté .

    Les délégués de la ville de Vouziers (majorité et opposition) ont voté positivement . Seule madame Petitjean, maire déléguée de Blaise a voté "non" .

    En attendant le résultat du vote, le président était un peu tendu .

     

    Finalement la proposition était adoptée avec pratiquement les 2/3 des votes, et le président pouvait se féliciter de ce succès . Il reste cependant à faire approuver les nouveaux statuts par les communes de la 2C2A, qui auront à délibérer dans les trois mois . Si ce vote est également positif, il restera au préfet à prendre l'arrêté qui rendra la la prise de compétence effective .

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    Après le résultat du vote, le président peut se détendre (à  sa gauche, le directeur de la 2C2A)


    Après ce gros morceau, d'autres points étaient à l'ordre du jour . Retenons que l'étude de l'aménagement de la zone industrielle et commerciale de Vouziers doit être confiée à un cabinet . Le choix de principe sur l'emplacement du terrain pour les gens du voyage est validé : ce sera au bout de la zone, là où se trouve l'emplacement provisoire aménagé par la ville . Ce compromis semble satisfaire tout le monde , mais il y a encore du chemin à faire avant la réalisation .

     

  • Dans le bon sens

    Les quelques commentaires acariâtres signés bibi08 ce jour ne méritent pas vraiment de réponse . Mais comme cette personne ne semble pas bien connaître Vouziers et ses habitants, il peut être utile d'apporter quelques précisions :

    L'An Vert existe depuis de nombreuses années, et ne s'est jamais caché d'être de gauche . La libre expression est de pouvoir faire entendre une parole différente de celle des grands média (journaux, télévisions,...) . Quand à nous "complaire dans le satisfecit de l'action du PS", cela a du en surprendre quelques uns, et en faire doucement rigoler certains autres .

    Tout à fait d'accord par contre sur le conseiller général "absent du débat en permanence", mais notre contradicteur sait-il qui est conseiller général du canton de Vouziers ?

    De telles réactions ont au moins un mérite : nous confirmer que ce blog va dans le bon sens (selon notre opinion du bon sens !)

  • Poutine et Münich

    Poutine n'est pas Hitler, mais Münich est toujours la capitale de la Bavière, où furent signés en 1938 les accords qui livraient  la Tchécoslovaquie aux Allemands . La paix était provisoirement sauvée, mais à quel prix  ?

    Pour ceux qui veulent réviser leur histoire, une page du site Hérodote (herodote.net):

     

     

    Le 30 septembre 1938, par les accords de Munich, Français et Anglais livrent à Hitler la Tchécoslovaquie. Le dictateur allemand tire de son succès la conviction que tout lui est permis.

    Conférence de la dernière chance

    Après avoir annexé l'Autriche sans coup férir, Hitler réclame en septembre 1938 l'autodétermination pour les 3,2 millions d'Allemands qui peuplent la région des monts Sudètes, en Tchécoslovaquie.

    On commence à entrevoir la guerre pour de bon. Pourtant, beaucoup d'Allemands gardent un souvenir amer du désastre de 1918 et rechignent à un nouveau conflit, y compris dans l'entourage du Führer.

    Le Premier ministre britannique Neville Chamberlain multiplie les gestes d'apaisement envers Hitler et lui rend visite le 15 septembre puis le 22, après avoir persuadé les Tchécoslovaques de la nécessité de trouver un arrangement.

    Hitler choisit de surenchérir et exige une cession des Sudètes dès le 1er octobre suivant, menaçant d'envahir le territoire à cette date... Chacun craint le pire.

    Le 28 septembre, alors que la guerre est imminente, le Duce italien Mussolini propose une conférence internationale de la dernière chance... en l'absence des principaux intéressés, les Tchécoslovaques.

    Faillite politique

    Dès le lendemain 29 septembre, Hitler accueille Mussolini en gare de Munich. Le Britannique Chamberlain et le Français Daladier arrivent munich_conference.jpgchacun de leur côté en avion.

    Au bord de l'épuisement, Daladier et Chamberlain finissent par accepter un «compromis» présenté par Mussolini par lequel le gouvernement de Prague est tenu d'évacuer les Sudètes dans les dix jours et de démanteler ses forteresses de la frontière...

    Démantèlement de la Tchécoslovaquie

    Dès le lendemain, l'armée allemande pénètre en Tchécoslovaquie et annexe les Sudètes. Hitler rectifie de son propre chef les frontières du pays en attendant de le conquérir tout entier.

    Profitant de l'intervention allemande, les Hongrois et les Polonais s'emparent les uns et les autres d'un morceau de la Tchécoslovaquie. Les Slovaques obtiennent que ce qui reste du pays soit transformé en un État fédéral avec d'une part la Bohême-Moravie, peuplée de Tchèques (capitale : Prague), d'autre part la Slovaquie (capitale : Bratislava, autrefois Presbourg).

    Le même jour, Hitler convoque à Berlin le président tchèque et le somme de «remettre en pleine confiance entre les mains du Führer le destin du peuple et du pays tchèques» sous peine de réduire Prague en cendres. Le lendemain, 15 mars 1939, l'armée allemande occupe sans combat la Bohême-Moravie.

    C'est la première fois qu'un État européen est ainsi asservi et réduit à l'état de colonie. De son côté, la Slovaquie devient un pays indépendant dememb-tchecosl.gifmais vassal du Reich.

    Défaite des démocraties

    L'opinion publique des pays démocratiques est à la fois troublée et soulagée par les accords de Munich. A sa descente d'avion, Neville Chamberlain, toujours plein d'illusions, n'hésite pas à affirmer que le Führer «est un homme sur qui l'on peut compter lorsqu'il a engagé sa parole».

    En France, au lendemain des accords de Munich, tous les journaux titrent à la une : La Paix ! Daladier est accueilli à son retour au Bourget par une foule en délire.

    ChurchillHomefleet.jpgLe 5 octobre 1938, Churchill lance : «Nous avons subi une défaite totale et sans mélange (...). Notre peuple doit savoir que nous avons subi une défaite sans guerre, dont les conséquences nous accompagneront longtemps sur notre chemin» (*). La postérité retiendra de lui cette formule, dans une lettre postérieure : «Ils ont accepté le déshonneur pour avoir la paix. Ils auront le déshonneur et la guerre».

  • Ossétie : sitôt dit, sitôt démenti

    Juste après la diffusion des dépêches d'agence annonçant qu'il souhaite intégrer la Russie, le président osséte dément l'information:

    "L’Ossétie du Sud, dont la Russie a reconnu en août l’indépendance, n’a pas l’intention d’entrer dans la Fédération de Russie, a déclaré son président Edouard Kokoïty, revenant ainsi sur ce qu’il avait dit un peu plus tôt."

    «On m’a visiblement mal compris. Nous n’avons pas l’intention de renoncer à notre indépendance, obtenue au prix de sacrifices colossaux et l’Ossétie du Sud n’a pas l’intention d’entrer dans la Fédération de Russie», a déclaré Edouard Kokoïty à Interfax.

    Ce qui reste certain, c'est que les troupes russes sont en Ossetie, et que seuls la Russie et le Nicaragua ont reconnu ce pays comme indépendant . Que l'intégration à la Russie soit formelle ou juste de fait ne change pas grand-chose .

    KMO_073646_00003_1_t208.jpg
    le président Kokoïty

     

  • L'Ossétie russe

    carte_georgie.jpgLe 12 août dernier,dans une note titrée "la Russie a gagné", nous expliquions pourquoi, d'après nous, l'accord de paix signé par la Russie et la Géorgie sous l'égide de l'Europe et de Sarkosy, était en fait une victoire de la Russie . En échange de l'arrêt des combats, l'accord reconnaissait pratiquement le droit à la Russie d'occuper l'Ossétie .

    N. Sarkosy claironne : j'ai sauvé la paix, mais à quel prix ?

    Le président de l'Ossétie ne fait pas dans la nuance :

    Géorgie: l'Ossétie du Sud annonce qu'elle va faire partie de la Russie

    MOSCOU - La région séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud, dont la Russie a reconnu en août l'indépendance, va entrer dans la Fédération de Russie, a déclaré son président Edouard Kokoïty cité par Interfax.

    "Oui, sans aucun doute, nous ferons partie de la Russie et nous n'avons pas l'intention de créer une quelconque Ossétie indépendante, car l'Histoire a ainsi fixé les choses, nos ancêtres ont fait ce choix", a déclaré M. Kokoïty cité par Interfax.

    Le président d'Ossétie du Sud s'exprimait au cours de discussions du club de réflexion Valdaï organisé par le Kremlin à Sotchi dans le sud de la photo_1209539103370-1-0.jpgRussie.

    (©AFP / 11 septembre 2008 10h14)

    On assiste donc au démembrement de la Géorgie, alliée de l'Europe et des Etats-Unis, avec le consentement de l'Europe . Il existe dans la région des autres points de conflit ( Crimée, Etats baltes....) . L'Europe va-t-elle reculer à chaque fois pour "sauver la paix" ?