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25.05.2007

Démocratie locale

Le stationnement des « gens du voyage » pose
problème depuis de longues années. Un plan
départemental a été validé, afin de trouver une solution
satisfaisante pour tous. Pour notre secteur, c’est la
communauté de communes qui a la compétence pour
appliquer ce plan. Concrètement, il lui faut construire puis
gérer une aire de stationnement de 15 emplacements.
Ce n’est pas pour cela que les élus de Vouziers se
désintéressent du dossier. La loi prévoit que la commune
qui est concernée seule par un projet communautaire soit
consultée avant validation.
Nous demandons donc que cette procédure soit
respectée, et que le conseil municipal de Vouziers puisse
donner son avis, si le terrain se situe sur son territoire.
Nous ferons en sorte que les habitants les plus
proches de l’endroit proposé, dès qu’il sera connu,
puissent en prendre connaissance et que leurs remarques
et suggestions soient pris en compte.
C’est cela aussi la démocratie locale.


Jean-Luc LAMBERT

Sarkolène et rien d'autre !!!

Tous les jours sur les radios, les télévisions, dans
les journaux, le feuilleton quotidien de Sarko et Ségo se
décline à toutes les sauces : la vie des deux couples, leurs
voyages, toutes leurs apparitions publiques, leurs
déclarations sur tout et rien. Bref ces deux-là occupent
toute la place. C’est cela la grande manipulation ! Le duel
annoncé des Présidentielles est orchestré habillement,
l’opinion est façonnée, manipulée.
Heureusement les électeurs sont assez avisés
pour réagir. La même manoeuvre a échoué au moment du
référendum sur l’Europe. Cette fois-ci l’échec pourrait bien
prendre une fois de plus le visage de Le Pen et c’est
inquiétant. Cette Vème République ne tourne pas rond.
En limitant le débat à deux formations politiques,
la démocratie se rétrécit beaucoup.


Michel COISTIA

Comment dissoudre le Vouzinois dans la potion "Sud Ardennes"

Sans revendiquer de quelconques frontières
ou limites, l’organisation en territoires, en
communautés de communes correspond plus ou
moins à des réalités géographiques, historiques
économiques.
Le Vouzinois se confond aujourd’hui
administrativement avec l’Argonne ardennaise et ses
6 cantons alors que longtemps le Vouzinois couvrait
l’arrondissement et ses 8 cantons. Quel que soit le
découpage retenu, le Vouzinois avait une identité
propre. On parlait du Vouzinois, du Rethélois, des
Crêtes, de la Vallée de la Meuse, du Sedanais, de
l’Yvois, du plateau de Rocroi et chacun savait de quoi
il retournait. Depuis quelque temps, le Vouzinois
disparaît dans un territoire plus vaste dénommé
« Sud Ardennes » dont Rethel est devenue « la
capitale ». Il s’agit sans doute de faire oublier la mise
à l’écart, le quasi abandon du Vouzinois en l’associant
au Rethélois qui lui bénéficie d’une réelle rampe de
développement. Toutes les initiatives prises pour le
compte du Sud Ardennes bénéficient à Rethel et pas
à Vouziers. Quand on redéploie des services c’est à
Rethel qu’on les installe mais toujours bien entendu
pour le bénéfice du « Sud Ardennes ».
Ne vous plaignez donc pas, le Vouzinois
végète mais le Sud Ardennes se porte bien !
Sud Ardennais soyez heureux !


Michel COISTIA

ORAC…..o désespoir !

La communauté de communes de l’Argonne
ardennaise a bénéficié d’une Opération de
Restructuration de l’Artisanat et du Commerce. Ce
dispositif en place depuis le 1er septembre 2004
encourage, en les aidant financièrement, des artisans
et des commerçants à monter des projets de
développement ou de modernisation de leurs
activités, d’un montant supérieur ou égal à 8000
euros. A la signature de l’ORAC, l’Etat s’est engagé à
financer les projets à hauteur de 20%, la région a
pris le même engagement. Oui mais voilà ! L’Etat n’a
pas tenu parole et a même annoncé qu’il limiterait
son aide à 10% ce qui a déclenché la colère des
entrepreneurs et des responsables de la 2C2A qui
n’ont pourtant rien à se reprocher dans cette affaire.
Aux dernières nouvelles l’Etat honorerait en fin de
compte ses engagements, même s’il le fait avec un
an et demi de retard. Ouf ! Précisons que
la Région, elle, a tenu tous ses engagements et sans
retard.


Michel COISTIA

Points de suspension…

Finalement, nous voilà rassurés : il n’y a pas
de coupures de courant par EDF dans le Vouzinois,
simplement « des suspensions de fourniture
d’électricité ». C’est ce que l’on apprend de la part du
chargé de communication EDF (« L’UNION »du
10/11/06). Que ceux qui voient la différence lèvent le
doigt !
Nous avions tiré la sonnette d’alarme à ce
sujet au mois de juin dernier. A ce moment de
nombreux usagers étaient victimes de cette pratique
dans notre secteur. Manifestement cette époque n’est
toujours pas révolue, où l’on fait payer aux pauvres
leur propre misère.
La précarité, c’est jongler tous les jours pour
trouver de quoi manger, de quoi payer son loyer et
ses charges, de quoi se soigner ou élever ses
enfants… exercice bien difficile à tenir quand il faut
faire des choix entre toutes ces dépenses aussi
prioritaires les unes que les autres. Pour corser le
tout, il faudrait en plus jongler dans l’obscurité!
Il existe des services sociaux, et même une
commission spécialement prévue à cet effet au
niveau de chaque département. Mais quand ces
moyens aboutissent si souvent à des échecs, il est
grand temps de s’interroger sur leur fonctionnement.
Est-ce aux plus démunis à s’adapter à ces
mécanismes administratifs, ou bien ne serait-il pas
plus logique de faire évoluer ces voies de recours,
afin qu’elles soient compréhensibles et utilisables par
les plus exclus ?
L’arrêt de la fourniture de courant électrique
devrait rester une menace ultime, à utiliser très
exceptionnellement, pour des personnes
manifestement de mauvaise foi.
Cela ne paraît pas être le cas de la famille
d’Olizy, dont le journaliste nous relate l’histoire dans
l’édition du 10 novembre de « L’Union ».
Nous avons recueilli le témoignage de deux
familles de Vouziers qui ont vécu le même problème :
pour respecter leur anonymat, certains détails ont été
modifiés, mais leur histoire est malheureusement bien
réelle.
Madame B élève seule ses deux petits
garçons, dont un ne va pas encore à l’école. Il est
plutôt difficile d’espérer trouver un travail qui
laisserait assez de souplesse pour continuer à
s’occuper d’eux, et fournirait assez de revenus pour
payer une nourrice qui deviendrait nécessaire. Alors il
faut pouvoir finir chaque mois avec le revenu des
allocations. Mais vite apparaît un retard de loyer. Puis
un jour une dépense imprévue, ou un dossier en
retard qui fait tarder une allocation. Il faut faire
attendre la facture EDF. Mais le budget est tellement
sur le fil que le retard ne peut pas être rattrapé. Et un
jour, en rentrant de conduire son enfant à l’école, on
retrouve son logement sans électricité. Bien sûr il y
avait eu des avertissements et même un passage en
puissance réduite.
Mais comment trouver plusieurs centaines
d’euros, l’équivalent du revenu mensuel, quand on a déjà
une dette de loyer, et que le recours à la commission
départementale n’est plus possible ( il n’est disponible
qu’une fois par an) et par ignorance un appel a été fait
pour une petite somme, pour laquelle une autre voie de
solution aurait pu être utilisée.
Il faut donc faire face tout de suite : vider le
congélateur et le réfrigérateur en urgence, penser à
acheter des bougies pour ce soir, et le plus difficile : que
raconter aux enfants ?
Et dans la durée, d’autres difficultés
apparaissent : comment laver les draps ? Où conserver
les produits frais ? Comment empêcher les accidents avec
ces bougies le soir dans les différentes pièces du
logement : il n’est pas possible de toutes les surveiller en
même temps !
Les enfants supportent de plus en plus mal le
manque de lumière la nuit quand ils se réveillent
Avec l’aide des services sociaux, Madame B et sa famille
sont sorties de ce mauvais pas. Il ne reste plus que les
loyers en retard à régulariser petit à petit en espérant
qu’un imprévu ne remette pas tout en cause.
M. et Madame C ont la cinquantaine, et ont eu
trois enfants. Ils habitent un petit logement en ville, car ils
ne supportaient plus leur HLM trop bruyant. Ils font partie
des « travailleurs pauvres », qui ont un emploi à temps
partiel, ou en intérim, ou sont au salaire minimum : leur
revenu ne leur permet pas de couvrir les dépenses
courantes.
Quand M. C perd son emploi, il ne reste que les
560 euros du revenu de Madame pour vivre. Les choix
sont vite très difficiles : payer le loyer ou le téléphone,
l’eau ou l’EDF ?
Pour ne pas se retrouver dehors, on aboutit à une
dette de 200 euros à EDF. Et il faut en payer la totalité,
plus la remise en marche du compteur, pour que le
courant soit rétabli. Impossible à faire, donc on se
retrouve 4 mois dans le noir pour passer la soirée ; il faut
apporter son linge à laver chez son fils, ne plus acheter de
produits frais pour plus d’un jour.
Heureusement M. C retrouve un emploi aidé, et
sa petite paye sert à éponger la dette.
Mais quelle expérience humiliante.
Ce ne sont que deux exemples, mais assez
significatifs : ces personnes ne sont pas des délinquants.
Mère isolée, travailleurs pauvres, voilà les nouveaux
exclus que fabrique notre société.
Cet épisode n’est sûrement pas le dernier chapitre
de cette histoire exemplaire du fonctionnement de notre
société : comment sont traités les plus faibles. C’est pour
cela, mais aussi pour faire plaisir au représentant d’EDF,
que nous ne terminerons pas par une coupure brutale,
mais par des points de suspension…


Jean-Luc LAMBERT

APM : usine de Vouziers beaucoup d'inquiétudes devant un avenir incertain

Les salariés d’APM ont participé activement fin
octobre à la journée « Ardennes mortes » que la
fermeture brutale de l’entreprise Thomé Génot a
déclenchée alors que l’usine de Vouziers connaît
actuellement une intense activité.
C’est que les incertitudes sur l’avenir sont
grandes et suscitent autant d’inquiétudes. Les
actionnaires actuels du groupe APM qui, avec 4
entreprises, emploie au total un peu moins de 700
salariés (le groupe en comptait 1700 en 2003 !), ont
informé en septembre dernier les personnels qu’une
solution parmi huit recensées comme possibles devait
être trouvée pour l’année 2007 afin d’assurer la
pérennité du groupe. Il s’avère indispensable qu’APM
trouve rapidement de nouveaux partenaires -on dit aussi
repreneurs- financiers et/ou industriels. Depuis cette
annonce, plus rien, plus aucune communication.
Evidemment ce silence inquiète !
L’usine de Vouziers qui travaille à 80% pour
PSA, un client quasi unique, est vulnérable d’autant que
son parc de machines vieillit, qu’il n’y a pas de nouveaux
marchés et que la sous-traitance automobiles connaît
actuellement une crise sévère. A cause de la fragilité du
groupe APM, l’usine de Vouziers n’est plus consultée
pour de nouveaux marchés ce qui n’est pas bon signe
pour l’avenir et inquiète -et on partage leurs
inquiétudes- les 150 salariés effectifs actuels. La charge
de travail soutenue jusqu’en novembre 2006 s’explique
par le souci de PSA de constituer des stocks de pièces
pour sécuriser sa production mais après…
Refusant les rumeurs malsaines qui annoncent
régulièrement la fermeture de l’usine de Vouziers, nous
resterons vigilants et à l’écoute des personnels. Nous
souhaitons qu’ils soient rapidement rassurés par la
Direction du groupe sur leur avenir qui constitue une
part de celui de la Ville.


Michel COISTIA

Parlez d’orties et allez en prison !

Voilà bien un danger auquel il fallait faire
face de façon énergique ! Lisez plutôt !
Eric Petiot écrit une brochure sur le « Purin
d’ortie et compagnie ». Le 30 août 2006 les services
de la répression des fraudes perquisitionnent son
domicile, saisissent ses manuscrits et disques
informatiques. La loi du 5 janvier 2006 interdit en
effet toute publicité… pour des produits
phytopharmaceutiques non munis d’une autorisation
de mise sur le marché. La transgression de cette loi
est punie par deux ans de prison et 75 000 euros
d’amende. Eric Petiot et tous ceux qui auraient
l’imprudence de l’imiter en parlant de recettes de
jardinage à partir de produits naturels sont d’un seul
coup devenus de dangereux individus.
Par contre, il est normal de laisser diffuser
des produits phytosanitaires dangereux qui polluent
gravement l’environnement, tuent les insectes et
portent atteinte à la santé des hommes !
Les premiers ne coûtent rien et les seconds
rapportent beaucoup. C’est tout !


Michel COISTIA


Pour en savoir plus ou pour trouver la recette du purin
d'orties:
Association Kokopelli:
http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=80
ou Editions du Terran www.terran.fr

Sur un nuage

Vous connaissez sûrement la particularité des
nuages radioactifs : ils sont intelligents. Mais si, souvenez
vous du nuage de Tchernobyl, qui s’était gentiment arrêté
à nos frontières. C’est du moins ce nous annonçaient, à
l’époque, les plus hautes autorités françaises. Depuis,
nous savons que toute la moitié Est de la France a été
touchée, en particulier l’Alsace, les Alpes et la Corse.
Dans les Ardennes, nous avons « la chance »
d’avoir une centrale nucléaire à Chooz.
Celle–ci est sous la surveillance de la direction
régionale de l’industrie et de l’environnement, la DRIRE.
Pour 2005, (voir drire.gouv.fr/champagneardenne/
surete), il est noté : « Dans l’ensemble, en 2005,
la centrale a déclaré plus d’événements concernant la
sûreté qu’en 2004. Cet accroissement semble
principalement dû à un manque de rigueur dans la
préparation des interventions de maintenance ».
Mais tout est prévu, et il existe des plans
d’urgence en cas d’accident. Ainsi un exercice s’est
déroulé récemment dans la pointe de Givet, afin de roder
le dispositif. A l’issue de cette simulation d’accident
sérieux qui se passerait à Chooz, le maire de Vireux-
Wallerand fait part de son inquiétude, et celui de Givet
rejoint ses craintes.(L’Union du 10/11/06).
Des incidents qui augmentent, un manque de
rigueur, des plans d’urgence difficiles à appliquer, nous
voilà bien servis.
Et à Vouziers me direz-vous ? Et bien rien à
craindre, puisque au-delà de 10 Kilomètres, les plans
actuels ne prévoient ni mise à disposition d’iode
directement à la population ,ni exercice de prévention.
Puisqu’on vous dit que les nuages radioactifs sont
intelligents : arrivés à la limite des 10 Km, ils marquerons
une pause, afin que chacun ait le temps de prendre les
mesures indispensables.
Au fait, combien de temps faut-il à un nuage pour
franchir 10 Km, et combien de temps faudrait-il pour
fournir l’iode nécessaire à une population non préparée?
Sachez cependant que pour la même centrale, les
autorités belges reculent le périmètre de sécurité à 20
Km. Et que les Luxembourgeois, pour la centrale française
de Cattenom appliquent une zone de sécurité de 25 Km.
Mais il bien connu que les nuages belges et
luxembourgeois sont moins intelligents que les nôtres : ils
ne savent pas marquer un stop à 10 Km !
Tous ces problèmes et contradictions n’ont pas
l’air de tracasser beaucoup les autorités françaises : tant
qu’il n’y a pas d’accident grave, elles sont dans leur petit
nuage.


Jean-Luc LAMBERT

Identité nationale

Après tout, moi aussi je suis français, et
je n’ai pas à en avoir honte. Ni à en être
particulièrement fier, en tout cas pas plus ni
moins que si j’étais suisse, portugais ou
guatémaltèque.
L’exaltation du nationalisme a trop
souvent abouti, au nom du drapeau, à des
conflits meurtriers.
Si je me sens membre d’une
communauté, c’est beaucoup plus autour de
valeurs partagées que de couleurs de l’étendard
ou d’hymne guerrier.
Affichons les valeurs de la République, et surtout
appliquons les.
Liberté, Egalité, Fraternité là c’est sûr, je
m’y identifie.


Jean-Luc LAMBERT

L’électricité n'est pas une marchandise

L’ouverture du marché de l’électricité et du gaz à la
loi de la concurrence est prévue le 1er
juillet 2007. Cette loi prévoit la suppression
progressive pour les particuliers des tarifs régulés
(on dit parfois réglementés) du service public
pour y substituer les prix du marché dérégulé.
Cela signifie une flambée des prix. A tous ceux
qui se laisseraient tenter par des prix libres
pensant qu’ils seront plus avantageux, il faut dire
que leur choix sera irréversible.
C'est-à-dire que lorsqu’ils se seront rendus compte que ces
tarifs sont plus élevés que les prix régulés, ils
ne pourront plus faire machine arrière. Le
piège se sera refermé et ils paieront l’addition.
Nous demandons le maintien
des tarifs régulés sous un contrôle
démocratique dans le cadre d’un service
public de l’énergie, nous demandons la
reconnaissance du droit universel d’accès à
l’énergie.

Michel COISTIA

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