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gestion des déchets nucléaires

  • Quelle gestion des déchets nucléaires en Belgique ?

    Article paru dans Sortir du nucléaire n°110, Été 2026. Mis en ligne le 16 octobre 2026  (extraits)

    La question des déchets nucléaires est brûlante aujourd’hui en Belgique (même si on en parle trop peu). D’une part, le gouvernement a pris la décision d’enfouir en profondeur les déchets les plus dangereux et doit en choisir l’emplacement. D’autre part, il a la volonté de replacer le nucléaire au centre de sa politique énergétique, de prolonger la durée de vie des réacteurs existants et d’en relancer certains qui avaient été arrêtés. Cela remet à l’ordre du jour les négociations avec Engie, le gestionnaire français des centrales belges, pour organiser la gestion des centrales, de leurs déchets et leur problématique démantèlement.

    (...)

    Aujourd’hui, on stocke provisoirement à sec et en piscine aux abords des deux centrales belges : Doel près d’Anvers, et Tihange près de Liège. Ça déborde un peu, et les bâtiments ont été agrandis récemment.

    La Belgique doit aussi gérer les déchets issus de l’industrie minière du radium, provenant de l’exploitation des mines de son ex-colonie la République Démocratique du Congo. L’ONDRAF (Organisme National des Déchets Radioactifs et des matières Fissiles enrichies, équivalent de l’ANDRA) a proposé d’enterrer les 30 000 m³ à 10 mètres pour 1600 ans (sic). Cependant, il n’y a toujours pas de décision officielle du gouvernement. Notons également que tous les déchets liés à l’extraction sont bien entendu restés sur place et polluent les sols congolais.

    Concernant les autres déchets radioactifs (ceux des réacteurs et de l’industrie), l’État belge a décidé de construire un site de stockage pour "les moins dangereux" (appelés catégorie A) à Dessel, géré par Belgoprocess, une filiale de l’ONDRAF. Une fois construit et rempli, il faudra trouver un moyen de surveiller le site tout en le maintenant fermé pendant 300 ans. Les chiffres avant la relance du nucléaire parlaient déjà d’un volume total d’"environ 158 156 m³" de déchets.

     

     

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