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  • Au Conseil municipal de Vouziers : gros débit au début, gros débat à la fin

     

    Les différents points inscrits à l'ordre du jour du conseil de ce soir ont été débattus très rapidement.

     

    Comme habituellement, très peu de demandes d'explication ou de remarques après l'exposé du point étudié. Les votes ont tous été unanimes, et il a fallu attendre la fin de l'ordre du jour pour voir les participants et le débat s'animer.

     

    conseil municipal,copel,vouziers,orpeaParmi les points inscrits, beaucoup concernaient les finances.

    Une subvention a été votée pour le Noël des privés d'emploi les plus démunis (42 familles de Vouziers sont concernées).

    D'autres subventions ont été attribuées aux associations sportives et à l'OMS. Des avances sur subventions ont été accordées au CCAS, aux Tourelles et au FJEP.

    Il a été accordé une autorisation de payement pour les investissements 2012 (25% des sommes d'investissement de 2011, jusqu'au vote du budget)

    Une provision pour créances irrécouvrables a été faite, et une admission en non-valeur actée.

    Les Tarifs municipaux 2012 ont été votés, en augmentation de 2 %.

     

    Ensuite, deux points d'urbanisme ont été étudiés

    • Pour créer un lotissement, une parcelle de 7,6 ha a été achetée pour 5 euros du mètre carré. Elle fait suite à la parcelle du lotissement "La Garenne" et va jusqu'au bassin d'orage de Condé.

    Cette parcelle sera urbanisée après la mise en vente des terrains de la "butte Caquot", où un projet de 24 parcelles est en cours de validation (éco quartier).

    • Une convention a été validée, concernant les eaux pluviales et les eaux usées de la ZAC communautaire "porte de l'Argonne".

     

    Il restait quelques points en affaires générales et de personnel.

    • Le principe de la dissolution du Sivom de Vouziers au 31/12/2011 a été adopté.
    • Une rue nouvellement crée à Blaise prendra le nom de Georges Joannides, né à Blaise en 1925 et décédé en 2009. Il pris très activement part à la Résistance de 1943 à 1945, c'est à dire qu'il s'est engagée dans cette action à 18 ans. Il a été ensuite élu conseiller municipal à Blaise pendant plus de 20ans, tout en poursuivant sa carrière de maçon. Il la terminera en tant que chef d'entreprise artisanale. Il en a profité pour former de nombreux apprentis.

              "Jojo", comme l'appelaient ses amis, a également eu un engagement associatif au sein du vélo-club vouzinois (il en fut le président) et au sein de sociétés de pêche locales.

     

    Enfin des délibérations techniques ont été prises pour modifier le tableau des effectifs, pour modifier le régime indemnitaire d'une catégorie de personnel et pour créer des emplois d'agents recruteurs.

     

    Le Maire pouvait alors déclarer que l'ordre du jour était épuisé, et il a souhaité ajouter quelques informations sur la vie municipale.

    Il  a annoncé l'installation en mars d'un cordonnier rue Chanzy, il s'agit d'un artisan formé à Roman qui fabrique et répare les chaussures.

    Le Maire a fait le point sur l'installation d'ORPEA à Condé. Les travaux devraient continuer à avancer rapidement, une grue géante devant prochainement être érigée pour mener à bien la suite de la construction. Il a indiqué que les chambres étaient pré-vendues à des investisseurs. Elles seraient louées entre 2000 et 2200 € aux futurs résidents, le prix de journée étant augmenté de la prestation dépendance versée par le département, ainsi que des frais médicaux relevant du régime de Sécurité Sociale de chaque personne hébergée.

    Françoise Cappelle insista sur le fait que ce type de gestionnaire a pour objectif principal la rentabilité financière, et elle rappela que les bénéficiaires de l'aide sociale ne seraient pas admis dans l'établissement.

    Le maire pris la parole pour confirmer qu'il s'est battu pour conserver les 185 lits publics, et pour affirmer que si ORPEA ne s'était pas installé à Vouziers, les emplois auraient été créés ailleurs.

    Frédéric Courvoisier-Clément a insisté sur l'importance de maintenir l'offre des 185 lits de l'EHPAD public.

     

    Une question de Yann Dugart sur la situation de l'entreprise Copel a déclenché un autre débat.

    Le Maire a rappelé ses positions déjà exprimées dans la presse et à la communauté de communes. Pour lui c'est un faux problème, puisqu'il a rencontré  plusieurs fois M Petitjean le responsable de l'entreprise. Celui-ci ne voulant pas aller sur les terrains de la zone communautaires (trop chers ?), le Maire lui a proposé un terrain près de la nouvelle caserne des pompiers. Cette offre à un prix très bas (3 € du mètre carré) avait été confirmée 8 jours avant la parution de l'article de presse qui mettait en cause l'action municipale dans cette affaire.

    Pour le Maire, la réaction de M Petitjean est liée  également à la réunion organisée par la Région à Nocturnia pour les chefs d'entreprises. Le responsable de Copel n'y a pas été invité, mais le Maire a déclaré qu'il n'avait lui-même été informé de cette réunion que la veille. Il a redit qu'il cherchait toujours une solution pour les entrepreneurs qui veulent s'installer à Vouziers et que ceci avait été  valable pour l'entreprise Copel et le reste toujours.

     

    Ce débat clos, il restait aux présents à boire un verre pour cette dernière séance de l'année.

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  • Un peu de poésie dans ce monde de brutes

    Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille



    ( Pour J. B.  afin que le nom  de Malherbe continue à évoquer  de doux sonnets, et non le risque de se faire assommer)



    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n'ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peineimages?q=tbn:ANd9GcRtWOlYndGzyftZpbwCQz9MRy4Tbbhnh1HxWoy08KP8iSqSCIvkrQ
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L'espace d'un matin.

     

    François de MALHERBE   (1555-1628)