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Dénégations d’EDF : de qui se moque-t-on ?

EDF, entreprise nationale, semble craindre les actions de greenpeace et la diffusion d'informations "sensibles" par cette association. Des informations récentes tendent à démontrer qu'EDF ne regardait pas aux moyens utilisés . Bien entendu, l'entreprise possède par sa richesse et sa position des moyens considérables pour sa propre communication. Mais elle aussi des moyens d'espionnage tout à fait illégaux. Greenpeace dénonce ces pratiques scandaleuses dans un communiqué :

 

 

Paris, le 8 avril 2009. Selon les révélations du Canard Enchaîné du mercredi 8 avril, l’espionnage dont a été victime Greenpeace ne serait pas qu’informatique. Un hangar servant d’entrepôt de matériel pour l’association aurait lui aussi été espionné. De plus, le recours à des officines privées pour espionner ses détracteurs semble être monnaie courante chez l’opérateur public d’électricité.

Il est temps pour M. Borloo, ministre de tutelle d’EDF, et M. Gadonneix, son PDG, de tirer les conséquences de ces pratiques scandaleuses. En attendant que toute la lumière soit faite, les fonctions du directeur de la sécurité d’EDF, le contre-amiral Durieux, doivent immédiatement être suspendues.

« De qui se moque EDF ? Sa ligne de défense ne tient pas ! déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. Cette affaire action-blocage-epr-flamanville-1.jpgd’espionnage n’est pas le fait isolé d’un hacker irresponsable. Elle témoigne de la volonté manifeste d’espionner l’ensemble de notre travail… Dans ces conditions, l’opération de communication de M.Gadonneix, PDG d’EDF, dans Le Monde d’aujourd’hui est parfaitement indécente ! En attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire, il devrait plutôt prendre ses responsabilités et, dans un premier temps, suspendre les fonctions de Pascal Durieux, le responsable hiérarchique de la cellule d’espionnage qu’EDF avait mis en place. »

EDF semble considérer que tout ce qui peut nuire à ses ambitions commerciales devait être espionné et torpillé, au mépris total de la loi. Or, Greenpeace a toujours pointé du doigt l’ineptie de ce projet industriel qu’est l’EPR : il est inutile d’un point de vue énergétique, puisque la France exporte déjà de l’électricité, il est très coûteux, et il est très peu créateur d’emploi. Rappelons qu’à investissement égal, les économies d’énergie et les renouvelables créent quinze fois plus d’emplois que le nucléaire… Comment peut-on dans ses conditions avoir le culot d’affirmer, comme M.Gadonneix, que « la compétitivité du nucléaire a entièrement bénéficié aux consommateurs » ? !

L’EPR : un naufrage annoncé

Le PDG d’EDF a beau se faire fort de vanter la réussite du réacteur EPR, depuis 2006, la vitrine que se devait d’être Flamanville s’est très largement fendue : le chantier a pris des années de retard, le budget a déjà dépassé de 20% les prévisions les plus hautes. M. Gadonneix souhaite pourtant « vendre des clones de Flamanville » !... Quant au chantier de l’EPR finlandais, sa facture a grimpé de 50% et il accuse la bagatelle de 38 mois de retard…

Greenpeace continuera de l’affirmer : en France comme en Finlande, l’EPR est un naufrage industriel, énergétique, écologique et économique. Dans ces conditions, continuer à le promouvoir partout dans le monde tient de l’aveuglement le plus irresponsable.

Lien permanent Catégories : écologie Imprimer 0 commentaire Pin it!

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