Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Goodyear : chantage honteux

    Le cynisme des dirigeants d'entreprise ne semble pas avoir de limites . La direction de Goodyear à Amiens avait proposé un choix à ses employés : accepter de travailler en 4 x 8, ou bien subir 402 licenciements . Les quatre 8, cela veut dire être d'équipe du matin 2 jours, de l'après-midi 2 jours, de nuit 2 jours et de repos les 2 derniers jours . Ce sont des conditions de travail particulièrement pénibles, avec des conséquences négatives pour la santé et pour la vie familiale . C'est revenir des décennies en arrière pour les ouvriers de Goodyear : pourquoi ne pas demander la semaine de 45 h, la suppression des congés payés ou l'interdiction des syndicats . Les entreprises seraient alors prêtes àimage_35417462.jpg affronter la concurrence mondiale ! Même pas, puisque dans certains pays le travail des enfants fait baisser la masse salariale .

    Le syndicat CGT ayant refusé cette proposition, la direction a décidé 402 licenciements, et laisse planer la menace de la fermeture du site d'Amiens . Comble de cynisme, elle fait porter la responsabilité de sa décision sur le syndicat, qui aurait fait le mauvais choix . Mais dans ce que la direction proposait, il n'y avait aucun bon choix . Sauf si on se place du point de vue des profits, les actionnaires gagnent à tous les coups . 

  • Tricastin : la nappe phréatique contaminée

    On en apprend tous les jours sur le site de Tricastin . Après la fuite radioactive déclarée avec retard, des contrôles mettent en évidence la présence d'uranium dans la nappe phréatique . Étant donnée la vitesse d'infiltration des eaux, il semble bien que les deux faits ne soient pas directement liés .

    L'origine de cet uranium serait soit des fuites antérieures, soit la conséquence du mauvais contrôle des déchets militaires enfouis .file_339169_226469_vignette_une.jpg

    Quelqu'en soit l'origine, il y a eu des négligences qui ont pu se prolonger pendant très longtemps . Et aucun mécanisme de contrôle ou de sécurité n'a fonctionné, malgré un taux d'uranium qui est mesuré à 10 fois la normale .

    Quelle sont les conséquences sanitaires de cette pollution, quelle mesures et quelles décision vont être prises ? On n'entend pas beaucoup de réactions officielles, à l'heure ou le gouvernement veut "vendre" son projet d'enfouissement des déchets nucléaires . 

  • incidents à la centrale de Chooz

    D'après le journal "l'Union", des incidents ont eu lieu à la centrale de Chooz ce week-end . Ceci confirme ce que nous avons écrit : des incidents ou accidents sont inévitables ici comme ailleurs . Ils peuvent un jour s'enchaîner pour donner un problème majeur . Notons que cette fois à Chooz, la deuxième tranche a du être stoppée, alors qu'elle servait à alimenter en électricité la première, elle même arrêtée .  Quelle est la probabilité pour qu'une telle succession d'événements se produisent ? Il semble que ces incidents n'auront pas de conséquences, mais il faudra bien faire admettre un jour aux autorités que le nucléaires comporte des risques, que nous ne sommes pas prêts à accepter, car il existe des choix différents (économies d'énergie, développement soutenable, énergies renouvelables ) .ChoozSiteOverviewgraph.jpg

    Les infos de "l'Union"  

    "En effet, les deux réacteurs ont été successivement arrêtés à la suite d'incidents sur des installations non nucléaires.
    En fait, le premier de ces arrêts entrait dans le cadre d'une procédure réglementaire périodique visant à prévenir une perte d'alimentation avec le réseau électrique.
    Dans ce cas, les techniciens doivent procéder à ce que l'on nomme un arrêt de tension. La centrale vit en autarcie. C'est ce qui s'est produit dimanche.
    La tranche 1 concernée par cet essai, a été stoppée et
    « auto alimentée » par la tranche 2.
    Un premier incident s'est alors produit, un
    « aléa » dans le jargon de la centrale, une turbine s'étant mise à vibrer au-delà du seuil autorisé.
    Les techniciens ont donc décidé l'arrêt de la seconde tranche. Une fois ce premier incident résolu, celle-ci a été recouplée hier matin à 10 h 20.
    Parallèlement, une fuite de vapeur au niveau d'une tuyauterie a été découverte dans la nuit de dimanche à lundi sur la tranche 1, au moment du redémarrage du premier réacteur.
    Les équipes d'astreinte sont intervenues dans la journée d'hier pour procéder à la réparation. La tranche 2 devait redémarrer dès la fin des travaux. "