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Océan Antarctique : échec des négociations

Communiqué de Greenpeace le 6 novembre 2018.

Ces deux dernières semaines, la communauté internationale était réunie en Australie pour négocier la création d’une vaste réserve marine dans l’océan Antarctique. Ces négociations ont échoué. Malgré notre mobilisation, l’océan Antarctique et sa biodiversité exceptionnelle vont donc continuer à subir les pressions de la pêche industrielle, de la pollution et des changements climatiques. Mais le combat n’est pas terminé, et des victoires d’étape ont été acquises…

Trois pays ont fait couler les négociations

Sur les 25 États membres de la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), 22 soutenaient la création du plus grand sanctuaire marin de la planète dans l’océan Antarctique (dont la France)… Mais étant donné que les décisions sont prises au consensus (tous les membres doivent être d’accord), il a suffit que trois pays s’y opposent pour que ce projet de protection tombe à l’eau…

Les délégations chinoise, norvégienne et russe ont ainsi réussi à faire couler le processus de négociation, notamment en jouant la montre afin de ne pas avoir à négocier les arguments scientifiques.

2,7 millions de personne déçues, mais la lutte continue

Aujourd’hui, l’heure est à la déception pour toute l’équipe de Greenpeace et les 2,7 millions de personnes qui, dans le monde entier, ont signé notre pétition pour la protection de l’océan Antarctique et ont participé à notre campagne.

Restons positif-ves car des victoires d’étape ont cependant déjà été obtenues : cet été, des industriels de la pêche au krill se sont engagés à réduire leur impact sur la biodiversité marine de l’océan Antarctique, et suite aux découvertes de notre expédition scientifique sur place, des écosystèmes marins vulnérables situés à proximité de la péninsule Antarctique seront bel et bien protégés.

De plus, les négociations internationales se poursuivent en vue de la prochaine réunion annuelle de la CCAMLR en 2019, mais aussi au niveau de l’ONU pour l’adoption d’un Traité mondial sur la haute mer, qui pourrait protéger 30 % des océans d’ici à 2030.

Rappelons qu’en 2016, gigantesque sanctuaire marin avait déjà été créé par la CCAMLR ! Il est donc toujours possible d’en créer un autre encore plus grand, cette fois-ci en mer de Weddell (dans une autre région de l’océan Antarctique).

Nous continuerons à nous mobiliser, ensemble, pour que cette possibilité devienne réalité.

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Manchot adélie, © Christian Åslund / Greenpeace

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