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  • Coup d'arrêt à la drogue ?

    Dans son édition du 18 avril, notre confrère "L'Union" (qui sait nous interpeller quotidiennement) fait état d'une opération de gendarmerie à Attigny.

    Les gendarmes, qui enquêtaient depuis de longs mois, ont arrêté plusieurs personnes dans le cadre d'un trafic d'héroïne.


    Il ne faut pas être surpris de l'existence d'un tel trafic dans notre région, où les consommateurs sont nombreux, probablement au même niveau que dans des quartiers de h-3-1398061-1232742136.jpgvilles réputées difficiles. La proximité de la frontière (vers la Belgique et la Hollande) n'est pas un des facteurs principal de cette consommation. Que ce soit pour l'alcool, l'héroïne ou toute autre substance, on  devient  dépendant à partir de nombreux facteurs personnels, de société et bien sûr du produit lui-même.

    A Vouziers également de tels coups de filet ont déjà eu lieu, et on constate malheureusement que les circuits de fourniture de drogue se reconstituent très vite. La lutte contre ce fléau ne peut se limiter à un versant judiciaire.

    Il existe dans le Vouzinois tout une série de structures qui aident les toxicomanes à s'en sortir. Là non plus, les résultats ne sont pas faciles à obtenir. Il est évident que des problèmes sociaux ( précarité, chômage, isolement,...) constituent un terrain encore plus favorable à l'usage de produits dangereux, avec lesquels on cherche à fuir sa situation.

    Et les personnes qui sont chargées d'aider à sortir de ses consommations manquent souvent de moyens (humains et matériels) pour mener à bien leur mission.

    On peut prendre comme exemple l'éducateur de rue qui exerce  depuis quelques mois seulement dans le Vouzinois : sa mission n'est pas sûre de durer au-delà de l'année. Est-ce la marque d'un travail considéré comme prioritaire ?

    1flora.jpgNotre société laisse sur le bas-côté un certain nombre de personnes. Il ne faut pas s'étonner qu'elles aient tendance à se marginaliser de plus en plus. Les moyens donnés à la lutte contre les toxicomanies sont insuffisants : les résultas seront en proportion .

    Les coups de filet judiciaires ont des effets très limités dans le temps, les gendarmes et les juges le savent bien.

    Il n'y a pas de solution miracle et toute faite à ce problème, mais une volonté forte permettrait de se donner les moyens de s'attaquer à toutes les racines de ce mal.


     

  • Obama condamne la torture, pas les tortionnaires

    Sous l'administration Bush, la torture a été largement employée contre les terroristes ou supposés terroristes. Ce sont des méthodes condamnées par les lois internationales et américaines.

    La nouvelle administration, sous les directives d'Obama renonce à ces méthodes et publie des notes sur les types de tortures utilisés. Mais le Président américain veut protéger les agents qui ont utilisé ces techniques d'interrogatoire très poussé. Il y aurait des actions illégales et interdites, mais les tortionnaires n'auraient fait que leur devoir !

    Cette position est très ambiguë, et elle est condamnée par les défenseurs américains des droits de l'Homme .

    Voici l'analyse de la tribune de Genève:


    Mettre à nu le suspect, le menotter, le confiner, lui mettre une couche-culotte, exiger l’immobilité, le gifler par surprise, le projeter contre un torture-cia-prisonnier.jpgmur, le priver de sommeil jusqu’à 96 heures d’affilée (mais 180 heures au maximum), le mettre en présence d’un insecte qu’il croit dangereux, le soumettre à une simulation de noyade (waterboarding), puis remplacer ses repas par un liquide fade…

    La liste fait froid dans le dos. Ces supplices sont minutieusement détaillés dans quatre mémos secrets de la CIA, publiés jeudi par la nouvelle administration américaine. Il s’agit des techniques d’interrogatoire recommandées sous l’ère Bush pour faire parler des terroristes présumés. Ces méthodes, Barack Obama les a bien sûr dénoncées et interdites dès sa première semaine de présidence, estimant qu’elles «ont miné notre autorité morale et n’ont pas amélioré notre sécurité». Poussé par les organisations de défense de droits de l’homme, il avait promis de révéler ces documents compromettants. C’est donc chose faite.

    Pourtant, la colère gronde. Car dans le même temps, ­Barack Obama vient d’annoncer qu’il ne s’en prendrait pas aux tortionnaires de la CIA. «Ceux qui ont fait leur devoir en se basant avec bonne foi sur les conseils légaux du Département de la justice ne seront pas poursuivis.» Il ajoute même: «Nous devons protéger leur identité de façon aussi vigilante qu’ils protègent notre sécurité.» D’ores et déjà, son ministre de la Justice Eric ­Holder a précisé qu’il fournirait des défenseurs à ces personnels s’ils venaient à être interrogés par un tribunal.