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  • Sarkozy à Rethel :pas de plan

    Baisse-chomage-645b3.gifSarkozy vient à Rethel pour parler emploi (on ne dit pas chômage, c'est un gros mot) mais il n'a pas de plan . C'est ce que déclarent ses propres conseillers . On peut donc s'attendre à quelques propos "plan-plan", histoire de faire croire qu'il est actif sur ce terrain . Cet homme est président depuis plus d'un an, il a été aussi ministre d'état,  et responsable de l'économie . Qu'il ne vienne pas nous faire le coup du renouveau et du changement de politique .

    Les pistes lancées par son entourage pour limiter la montée du chômage paraissent bien faibles : Voici ce que rapporte l'AFP .

    Premier point, ce "plan" devrait d'abord insister sur la poursuite des "réformes de structure", selon M. Wauquiez, qui a cité la fusion de l'ANPE et de l'Unedic en un "pôle emploi" et la réforme de la formation professionnelle, négociée par les partenaires sociaux sous la pression du gouvernement qui souhaite déposer un projet de loi avant la fin de l'année.

    Autre piste, le gouvernement veut développer la détection de ce que le secrétaire d'Etat à l'Emploi a qualifié d'"emplois de demain", notamment 212_logo_transitio.pngdans le secteur du numérique, des services à la personne ou des emplois dits "verts" en relation avec le Grenelle de l'environnement.

    Enfin, le chef de l'Etat devrait annoncer un recours accru à des outils comme les contrats de transition professionnelle (CTP), promis aux salariés de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), ou les contrats aidés.

    Le retour de ces contrats largement financés par l'argent public, que le gouvernement jugeait jusque-là peu efficaces, devraient permettre, selon le mot du Premier ministre François Fillon, de servir d'"amortisseurs" à la crise. Leur "coût budgétaire incontestable" sera inclus "dans une loi de finances rectificative", a d'ores et déjà fait savoir l'Elysée.

    Du baratin, des vieilles idées, et du camouflage : quelle politique ambicieuse !

  • Sarkozy à Rethel, les "Sopal" aussi

    SopalPKL_Logo.gifNous vous avons déjà informé de la lutte des ouvriers et employés de "Sopal" à Givet, dont l'usine doit fermer . Abandonnés par leur direction, et par le groupe multinational auquel l'unité appartient, ils se retrouvent sans emploi et sans beaucoup d'espoir .

    Ils ont décidé d'aller à Rethel demain, pour renconter le président, même si celui-ci ne leur a pas accordé de rendez-vous (à l'heure où nous écrivons) .

    Ce sont donc des salariés en lutte contre les licenciements brutaux qui vont grossir les manifestants qui accueilleront Sarkozy demain à Rethel .

  • Sarkozy à Rethel : la préfecture inquiète ?

    La mobilisation contre la venue de Sarkozy sera-t-elle à la hauteur de la provocation que  constitue ce déplacement ? Nous le saurons demain .24336_une-manifflic.jpg

    Mais les services de la préfecture s'en inquiètent, car ils viennent à nouveau de nous contacter . Ils souhaitaient savoir si on appelait toujours à manifester, et combien on sera à Rethel . Nous ne leur avons pas répondu sur ce point, car ce n'est pas vraiment notre rôle de préparer le travail des services des déplacements présidentiels .

    Si nous réduisons les tâches de ces services, il va y avoir des licenciements, et nous risquons d'être désignés comme responsables de l'augmentation du chômage !

  • Sarkozy, les Ardennes et la France qui souffre

    Le journal "Le Monde" consacre un long article à la venue de Sarkozy à Rethel, en revenant sur la visite du candidat dans les Ardennes fin 2006 .h_4_ill_1111647_08102820_ardennes+x1p1_ori.jpg

    Pour lire l'article, cliquer sur ce lien .

    En voici un court extrait :

    Corentin est amer. Ce gaillard jovial entré à l'usine a 18 ans avait perçu la visite de Nicolas Sarkozy comme "une sorte de reconnaissance". "C'est un menteur. Et le pire, c'est que cela ne révolte personne. Le "Travailler plus pour gagner plus" a enrichi les patrons, les actionnaires, le clan UMP", s'offusque-t-il. Son collègue aux mains abîmées est résigné : "Moi je ne crois en rien, mais mon portefeuille est vide. Y'a rien qui s'arrange, au contraire", marmonne l'ouvrier avant d'enfourcher une vieille Mobylette.