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USA : la pire des campagnes donne le pire des résultats

De l'avis quasi-général, la campagne électorale pour l'élection du Président des États-Unis a été d'un niveau affligeant. Il n'y a pas eu de débat d'idées, de confrontation de programmes. On a assisté a une guerre des egos, dans la quelle le choix des électeurs se déterminait souvent sur la détestation plus grande de l'autre candidat. Trump a gagné en partie sur sa capacité a incarner "le retour de la Grande Amérique" pour des victimes laissées pour compte par les crises successives, par la financiarisation et la mondialisation de l'économie.

Trump n'a, en réalité, pas réuni une masse considérable de partisans, puisqu'il est battu en voix par Clinton (59 606 287 pour Clinton et 59 399 248 pour Trump au dernier décompte). C'est le système électoral américain par état qui en fait un vainqueur. La participation a été modeste (54,2 % de votants), et au total Trump n'obtient que 25 % des inscrits, ce qui est très loin d'un raz-de-marée.

Clinton a perdu en n'arrivant pas a mobiliser l'électorat noir américain et surtout l'électorat jeune. Beaucoup de ceux qui avaient suivi Sanders n'ont semble-t-il pas basculé leur vote vers son adversaire de la primaire démocrate.

Trump a été élu sans programme réellement construit, sa campagne reposant sur quelques idées-forces et quelques slogans populistes. Il va devoir maintenant composer avec tous les lobbys existants, y compris au sein du parti républicain. On peut s'attendre à quelques surprises et à des décisions choquantes, mais dans beaucoup de domaines, il risque d'être confronté au principe de réalité : il n'est pas possible de changer un pays, ou le monde, d'un coup de baguette plus ou moins magique.

Voici cependant un homme ouvertement xénophobe et misogyne à la tête de la plus grande puissance mondiale. La remobilisation des forces de progrès doit être rapide pour s'opposer à la mise en place de ses propositions les plus rétrogrades.

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Commentaires

  • En 2002 avec le FN au deuxième tour les POLITIQUES ont dit on va tenir compte du message, en 2005 en rejetant le référendum européen les POLITIQUES ont dit on va tenir compte du message, les dernières régionales avec un FN fort les POLITIQUES ont dit on va tenir compte du message... et ça continue et ça continue les Balkany sont toujours à l'assemblée, les ministres peuvent cumuler, les sénateurs ont des avantages sur tout... Alors à ceux qui accusent les ELECTEURS, arrêtez de croire que si ça vote extrême c'est parce que le peuple est "inculte" ou ""raciste". Si ça vote extrême c'est à cause des politiques qui ne sont pas exemplaires, qui plient face à la finance, qui créent les inégalités entre citoyens et les injustices.

  • c'est un bon résumé !

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