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  • maladie diplomatique ?

    Lors du dernier conseil de communauté de la 2C2A, on a remarqué l'absence de Jean-Claude Etienne, vice-président . Au moment de l'appel des757248-0001.jpg?t=2772 présents, il a été excusé en tant que malade . Il n'est pas dans les habitudes de cette assemblée de donner la raison de l'absence d'un élu .

    Maladie réelle ou pas, cela a lui permis  d'être en dehors du vote sur les zones économiques de Buzancy et de Vouziers . Rappelons qu'il est maire de Buzancy, et qu'il était chargé des questions économiques lors du précédent mandat de la 2C2A . Son éviction de ce poste est une des raisons que l'on peut retenir à ses relations tendues avec Francis Signoret, le président actuel.

    Au-delà des questions de personnes, on peut s'interroger sur les statuts de la 2C2A : ils prévoient un vice-président par canton, élu en assemblée sur proposition des délégués de ce canton . Ce principe a pour avantage de permettre que tous les cantons soient représentés par un vice-président .

    Mais il présente aussi des inconvénients : si dans un canton deux délégués ont les compétences et la volonté d'obtenir un poste de vice-président, cela ne sera possible que pour un seul . Et si les délégués élisent un ou plusieurs vice-présidents opposé(s) au président, celui-ci devra 678631-0006.jpg?t=1891travailler avec eux tout au long du mandat, dans une équipe de direction affaiblie par ses divisions . Dans toutes les collectivités, les choix sont de plus en plus à un renforcement d'un exécutif homogène . La 2C2A ne pourra probablement pas rester en dehors de cette évolution, quitte à trouver une autre solution pour ne léser aucun canton .

    Les paramètres pris en compte lors de la création de la communauté ont privilégié le consensus, et le souhait que personne ne se sente exclu . Si cette assemblée a pour ambition d'aller de l'avant, la recherche de l'efficacité et la clarté deviendront des obligations prioritaires : la loi va probablement évoluer assez vite sur les communautés de communes, les statuts devraient en faire de même .

  • contexte socio-économique

    Notre (excellent) confrère "L'Union" consacre cette semaine un article à l'arrivée d'un éducateur de rue pour le secteur de Vouziers . Celui-ci chomage.gifdéclare avoir débuté par un état des lieux ,ce qui parait logique . A son avis , pour obtenir des résultats :

    « Il faudra faire, aussi, avec le contexte socio-économique qui est dramatique »

    Ce tableau contraste avec les propos généralement entendus sur notre arrondissement . Il serait sûrement utile d'avoir une étude sérieuse et approfondie de la situation locale dans les domaines de l'emploi, de la précarité, de l'illettrisme, du logement et également regrouper les indicateurs sur la délinquance, les addictions( alcool, drogues, ...), la santé en hlm11.jpggénéral .

    C'est à partir d'une étude indépendante et fiable que les mesures appropriées pourraient être mises en oeuvre  le plus efficacement par les différents responsables .

    Des indicateurs sont disponibles dans différents services ( service social de la mairie, CAF, département, ANPE, mission locale, DDASS, offices HLM, préfecture, associations, gendarmerie, établissements scolaires,...), mais ne sont pas alcoolisme-178da.gifregroupés pour une meilleure vue d'ensemble .

    Cela donnerait aussi un outil sur l'évolution de la situation, et donc sur l'efficacité des choix effectués .

  • La Défense Nationale à droite ?

    photo_1207753803226-1-0.jpgOn apprend de la bouche du secrétaire d'état Alain Joyandet (photo ci-contre) que la fermeture de la base aérienne 116 de Luxeuil devait être fermée dans le cadre de la réorganisation de l'armée en bases de défense . Il se vante d'avoir réussi à l'éviter, mais en reportant la décision sur un autre site !

    " Dans un article de l'Est Républicain paru au lendemain de l'annonce du plan de restructuration des armées, l'élu francomtois indiquait  que " pour maintenir [la base de] Luxeuil, il avait fallu piquer des choses ailleurs, comme la suppression anticipée de l'unité de Metz " .Ecusson%2BB.V%2BEP%2Bde%2BMetz%2Bb.jpg

    Faut-il rappeler que Metz possède depuis peu un maire PS, quel mélange entre des décisions de responsables de l'état et des préférences politiciennes .

    Les élus de Lorraine réagissent à ces informations (source "Le Monde") :

    Ulcéré, le sénateur Masson, qui n'oublie pas que la suppression programmée de la BA 128 de Metz-Frescaty va coûter plus de 2 000 emplois à sa circonscription, s'est empressé de rédiger une question écrite au gouvernement : " La France serait-elle devenue une république bananière ? ", y questionne-t-il. " Le plan de restructuration des armées était, certes, nécessaire. Toutefois, les arbitrages auraient dû s'effectuer en dehors de tout copinage et de toute opération clientéliste ", fulmine le sénateur. Qui rappelle que les unités opérationnelles de la base aérienne messine seront redéployées à Luxeuil et sur la base aérienne d'Evreux, " située dans le département du ministre de la défense ". Jean-Louis Masson, qui fut longtemps membre du RPR, ne décolère pas : " Si j'avais été le maire socialiste de Metz, je leur aurais retourné la baraque ! Ce népotisme est un scandale! ".

    À Metz, où une manifestation unitaire avait rassemblé plus de 2 000 personnes, samedi 6 septembre, les esprits sont à cran. Alors que les compensations promises par Nicolas Sarkozy (transfert de 1 500 emplois publics, cession de terrains à l'euro symbolique…) semblaient avoir mis un peu de baume au coeur aux élus messins, le mot d'ordre semble être à présent : marche arrière, toute ! Dominique Gros (PS) (photo ci-contre), maire municipales-2-municipales-ps-57-gros-hollande_10.jpgde Metz, vient ainsi de demander au président de la République de revenir sur la décision de fermeture de la base aérienne messine. " Lors de l'entrevue du 2 septembre 2008 que vous avez bien voulu m'accorder (…), vous avez affirmé que les mesures [de fermetures d'unités] avaient été prises sans aucune influence politique et que seule la nécessité d'adaptation de notre outil de défense avait orienté votre décision ", écrit-il à Nicolas Sarkozy dans un courrier daté du vendredi 12 septembre. " C'est peu dire que [les déclarations de M. Joyandet] suscitent dans toute la ville la plus grande stupéfaction, tant elles (…) jettent sur la réforme de la carte militaire, aux conséquences extrêmement lourdes pour notre agglomération, une suspicion toute nouvelle et bien troublante ", ajoute le maire de Metz, qui évoque des " arrangements politiciens ". Ainsi, M. Gros demande " instamment et solennellement " au chef de l'État de " reconsidérer144642BA%2520128.jpg

    Le président de la Communauté d'agglomération de Metz-Métropole, Jean-Luc Bohl (divers droite), évoque de son côté " un sentiment de duperie ", des " tractations de couloir et des copinages ". Lui aussi demande au président de revoir sa copie.

  • non à Edwige (suite)

    Les réactions de plus en plus nombreuses provoquées par le fichier "Edwige" font hésiter même N. Sarkozy . Il ne veut pas paraître reculer sur un dossier de type sécurité qui est son fond de commerce (ou d'électeurs), mais affronte des craintes exprimées au sein même de son gouvernement (Morin en particulier) . La situation reste chaude, et la mobilisation ne cède pas . Voici ce qu'en dit "l'Humanité" :

    "Fichier Edvige : Sarkozy se fiche de nous !

    Libertés . Le chef de l’État a accepté quelques concessions mais est resté ferme sur le fichage des mineurs. « Insuffisant », jugent l’opposition et les associations.

    Touché, mais pas encore coulé. La mobilisation contre Edvige a remporté une bataille en contraignant Nicolas Sarkozy à un savant rétro-pédalage. Hier, le chef de l’État a réitéré, lors du Conseil des ministres, sa volonté de « lever toutes les inquiétudes ». Et proposé d’amender ce vaste fichier de police qui permet de recenser les personnalités politiques, syndicales ou économiques, ainsi que toute personne, dès treize CouvJustice184-aaa73.pngans, « susceptible de porter atteinte à l’ordre public ».

    « Première victoire »

    Selon son entourage, le chef de l’État souhaite abandonner les mentions concernant la santé et la sexualité des personnes fichées. Mais aussi mettre fin au fichage des personnalités, estimant que le Who’s Who suffisait, surtout à l’heure où Internet procure des informations immédiates sur les personnes publiques. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy a demandé à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, d’ouvrir rapidement une « concertation » qui devra être suivie de « décisions pour protéger les libertés ». En clair, il s’agirait d’inscrire des garanties concernant les libertés dans la future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi II), qui devrait être prête d’ici à quelques semaines.

    Opposition et associations ont salué prudemment ce recul. « C’est une première victoire, note Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des droits de l’homme. Mais les mots ne suffisent pas, Nicolas Sarkozy doit donner des garanties. » Même son de cloche chez Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature : « On est satisfait qu’il y ait enfin un débat public alors que le gouvernement a tout fait pour l’éviter. Mais ces concessions sont encore insuffisantes. La seule solution, maintenant, c’est le retrait pur et simple et l’organisation, ensuite, d’un débat parlementaire. » Une position qui rassemble toute la gauche, le Modem et même le président UMP de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

    Seulement voilà : sur ce point, le chef de l’État a opposé hier une fin de non-recevoir. Faisant comprendre qu’il ne reculerait pas sur les autres 555_1057_image_ldh_128.jpgaspects polémiques du fichier, à commencer par la possibilité d’y faire figurer les mineurs dès treize ans. « Le président de la République a insisté sur l’importance de ces fichiers, a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. Rappelons-nous les émeutes des banlieues que nous avons connues, avec une nouvelle forme de délinquance, avec des jeunes mineurs. Donc, c’est très important que soient inclus dorénavant dans ce fichier les mineurs. » Un argumentaire repris illico par l’UMP et Michèle Alliot-Marie. À la sortie d’une nouvelle réunion à l’Élysée, après le conseil des ministres, la ministre de l’Intérieur a souligné que « 46 % des vols avec violence » et « 25 % des viols » étaient commis par des mineurs. Pour la présidente du groupe CRC au Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, la vigilance reste donc de mise : « Ne nous laissons pas abuser par le discours propagandiste de ce matin. »

    Parodie de concertation ?

    Autre point en suspens : l’organisation de la « concertation », préalable au débat parlementaire. Saluée dans un premier temps, cette initiative prend une tournure polémique, avec notamment la décision de MAM de ne pas y associer les représentants du collectif Non à Edvige (1), qui regroupe pourtant quelque 800 organisations. « Ces gens, de toute façon, sont des opposants systématiques », affirme la ministre dans le Figaro. Des déclarations qui laissent Hélène Franco songeuse : « Ne pas inviter les douze associations qui ont déposé le recours devant le Conseil d’État serait un choix politique que nous contesterions, il tournerait le dos avec mépris à tous ceux qui se sont mobilisés contre ce texte. »

    Dans un communiqué publié hier, le collectif a souligné à son tour que cette mise à l’écart irait « manifestement à l’encontre de la démarche EDWIGE.jpgd’apaisement et de dialogue mise en avant par le président de la République pour garantir les libertés ». Dans l’attente du retrait du décret, les associations maintiennent donc leur journée de mobilisation du 16 octobre, jour de la « Sainte Edwige ». Et appelent toujours à signer leur pétition. Hier, celle-ci approchait les 150 000 paraphes.

    Laurent Mouloud "