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  • un patron pour l'hôpital

    infirmiere.jpgUne réforme de l'hôpital est annoncée ce jour : le président fait siennes les propositions du rapport Larcher .

    Parmi celles-ci, se trouve la décision de donner un vrai patron à chaque hôpital, à savoir le directeur qui aurait ses pouvoirs renforcés . Il faut savoir qu'actuellement il partage, au moins en théorie, la tête de l'établissement avec le maire de la commune siège .

    C'est dans l'air du temps de donner plus d'autonomie (voir les universités), mais pas forcément les moyens qui devraient aller avec .

    Cet accroissement du rôle du directeur prend une saveur particulière pour le centre hospitalier sud-Ardennes : il n'a pas de directeur nommé depuis des mois, c'est l'ancien directeur qui assure l'intérim, tout en étant parti en Lorraine . Des décisions importantes sont à prendre, sur le plan des finances, des investissements, du personnel entre autres . Et le directeur passe très rarement à Rethel, et pratiquement pas à Vouziers . Sauf pour accueillir la candidate UMP en campagne électorale dans son établissement ! Mais c'est une autre histoire , dont on vous a déjà parlé .

     

  • allocations familiales : quel message ?

    Dans toute mesure gouvernementale, on trouve 2 niveaux de lecture : D'abord les conséquences pratiques de la décision ; ensuite la perception  du sens de la mesure par l'opinion .  En période délicate pour la majorité UMP, on peut supposer que le deuxième niveau est pesé avec soin . Il est nécessaire pour eux de rattraper la chute vertigineuse du président dans les sondages, la défaite aux municipales et les derniers couacs de l'équipe gouvernementale .

    L'annonce d'une réforme du calcul des allocations familiales est assortie de deux messages contradictoires : le nouveau mode d'augmentation en fonction de l'âge va entraîner une baisses des revenus pour les familles . Tout le monde est d'accord la-dessus .

    Et le gouvernement annonce en même temps qu'il n'y aura pas de baisse des prestations, car il y aura une compensation ailleurs . A part que l'on ne sait pas ni où, ni quand . allocations-familiales.jpg

    Alors que retient-on : les familles les plus modestes vont avoir une baisse de leurs allocations . Faut-il comprendre que la politique familiale n'est plus prioritaire ? D'autres choix sont ils faits pour aider ces familles ? Si oui lesquels, sur quels critères, et en quoi est ce un mieux par rapport à la situation antérieure ?

    Cette façon de réformer, sans concertation, avec une mauvaise communication et surtout sans autre sens des mesures prises que d'économiser à tout prix,  est fort caractéristique de l'équipe qui nous gouverne .