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  • Séisme et nucléaire : il est légitime de se poser des questions !

    Communiqué du réseau "Sortir du Nucléaire"

    Mercredi 20 mars, un séisme d’une magnitude de 4,9 à 5 sur l’échelle de Richter (selon les évaluations respectives du Bureau Central Sismologique Français et du CEA) a été ressenti dans une grande partie de la Nouvelle-Aquitaine. Son épicentre était situé à Montendre, en Charente-Maritime… à une vingtaine de kilomètres de la centrale nucléaire du Blayais.

    Si aucun dégât sur la centrale n’a été publiquement rapporté à ce jour, cet événement doit nous interpeller, dans la mesure où il dépasse le niveau de sismicité normalement attendu dans cette zone. Il vient également nous rappeler que, même si la France n’est pas comparable au Japon, le risque zéro en termes de sismicité n’existe pas.

    Des centrales particulièrement vulnérables aux séismes

    En raison de leur situation géographique, plusieurs centrales sont particulièrement concernées par ce risque. C’est le cas de Fessenheim, implantée dans une des zones les plus sismiques de France, à une trentaine de kilomètres de l’épicentre du séisme qui avait entièrement ravagé la ville de Bâle au XIVème siècle. Selon certaines études, l’ampleur du séisme pris comme référence lors de la conception de la centrale a été sous-estimée. Or le site est implanté en contrebas du grand canal d’Alsace et la possibilité d’une rupture de la digue sous l’effet d’un violent tremblement de terre est réelle.

    La centrale nucléaire du Tricastin, également implantée en zone sismique, est située six mètres au-dessous du niveau d’eau du canal de Donzère-Mondragon. Pendant des années, EDF ne s’est pas souciée d’étudier sérieusement la tenue au séisme de la digue du canal. Et lorsqu’un problème de non-tenue au séisme a été découvert, elle a mis plus de 6 mois à en informer l’Autorité de sûreté nucléaire ! Nous avons d’ailleurs déposé une plainte à ce sujet en décembre 2018.

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