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  • Mine d'Asse et stockage déchets (suite)

    Une information complémentaire, mais aussi inquiétante, sur l'enfouissement des déchets nucléaires dans des sites "sécurisés" . Article repris du site 24heures.ch :


    MICHEL VERRIER BERLIN | 06.09.2008 | 00:07

    Ancienne mine de sel, le site d’Asse était censé garantir une étanchéité sans pareil et offrir la solution d’avenir pour les fûts de déchets radioactifs qui devront rester calfeutrés des siècles, voire des millénaires. Or, une enquête des services du Land publiée mardi a sonné l’alarme. Elle confirme ce que les mauvais esprits assurent depuis belle lurette: la mine est depuis toujours parcourue par les infiltrations. On a connu des pointes jusqu’à 432 mètres cubes d’eau par jour en 1979, et la montagne exerçant une pression gigantesque sur les couloirs de sel, mine.jpg32 points d’infiltrations supplémentaires ont été recensés depuis 1988.


    «Asse est à peu près aussi troué qu’une passoire», résume Sigmar Gabriel, ministre social-démocrate de l’environnement. Aujourd’hui, 12 000 litres ruissellent en moyenne chaque jour sur les parois de sel, ainsi que sur les 126 000 barils de déchets radioactifs entreposés dans 131 cavités entre 1967 et 1979, dont certains sont endommagés, sans que l’on sache précisément lesquels. L’inventaire exact des dépôts est en cours. On sait que plus de 11 kilos de plutonium, et plus de 100 tonnes ionisantes d’uranium ont été ajoutés aux déchets «ordinaires».


    Soupe radioactive


    La saumure qui ruisselle vers le fond de la mine, contaminée par les fuites radioactives, est finalement recueillie dans une «piscine» à plus de 500 mètres de profondeur. La «soupe», radioactive dans des proportions qui peuvent dépasser parfois jusqu’à dix fois la norme, est pompée ensuite vers la surface. «Jusqu’ici, nous gardons la situation en main, assure un responsable.» Mais les arrivées d’eau augmentent régulièrement, une inondation est possible et elle serait fatale, provoquant une vraie «catastrophe nucléaire». La nappe phréatique contaminée rendrait le voisinage inhabitable. Dans les villages environnants, les panneaux «Danger Asse» se multiplient.


    Pendant des décennies, la société chargée de l’exploitation du site par les services du Ministère de la recherche a dissimulé l’état de la mine. Ses relevés sur les rayonnements qu’elle transmettait aux autorités étaient fantaisistes, voire ignorés.


    La responsabilité et la surveillance du dépôt ont été retirées jeudi au Ministère de la recherche d’Anette Schavan (en photo avec A Merkel), démocrate-chrétienne, pour 25-neu-delhi-30-10-07-merkel-und-schavan,property%3Dposter.jpgêtre confiées au ministre de l’Environnement, farouche partisan de la sortie du nucléaire. Le procureur de Braunschweig a ouvert une enquête.


    Expertises en cours


    Deux expertises sont en cours. L’une devra préciser quand on ne pourra plus travailler dans le site; ce pourrait être dès 2014. L’autre envisage deux possibilités de fermer la marmite. La première consisterait à combler la mine, puis à l’inonder après l’avoir condamnée par une chape de béton. Mais certains experts soulignent qu’il est impossible de prévoir ce qui se passera au cours des siècles!


    La seconde solution serait d’extraire les 126 000 fûts pour les entreposer ailleurs. Ce qui prendrait des années et coûterait 2,5 milliards d’euros environ. Si c’est encore possible, vu l’état des lieux.

  • Taser et police municipale

    Le Taser est un pistolet qui délivre une décharge électrique de haut voltage , qui est sensée neutraliser une personne . Le danger potentiel d'unetaser_2.jpg telle arme a été dénoncé . Il est aussi curieux de voir les polices municipales autorisées à l'employer, alors que leur rôle est plutôt d'être au contact de la population . Heureusement ce type d'arme n'est pas prévue à Vouziers .

    Voici ce qu'en dit le site 20minutes .fr :

    "De l'électricité dans l'air. Un décret autorisant les polices municipales à utiliser le pistolet à impulsion électrique, le Taser X26, devrait être publié demain. Du coup, argument martelé par des élus et le ministère de l'Intérieur, les communes auront, en plus de l'alternative entre le bâton et l'arme à feu, le choix de cette arme.

    Onze villes avaient déjà déposé une demande en préfecture avant même d'être autorisées à pouvoir en équiper leur police. Depuis, Toulouse, qui a changé de couleur politique, a fait volte-face. Jean-Pierre Havrin, adjoint au maire de la ville chargé de la sécurité et de la prévention, a expliqué hier son hostilité à cette arme, contraire selon lui, à la philosophie de la police de proximité.

    Selon Antoine di Zazzo, le directeur général de Taser France, quelque 350 communes auraient contacté la société pour commander ces pistolets, un chiffre invérifiable tant qu'il ne s'agira pas de demandes officielles auprès des préfectures. « En majorité, les maires qui veulent faire appel à taser1.jpgnous sont opposés aux armes à feu et ils veulent revenir à une arme non-létale, assure Antoine di Zazzo. Et n'oublions pas qu'avant d'en être équipé, tout policier devra subir un test psychotechnique. S'il le rate, nous recommanderons qu'il n'utilise pas le Taser. » Des arguments qui ne devraient pas convaincre les associations de droits de l'homme qui dénoncent toujours la dangerosité de cet arme."

     

     

     

    Si vous voulez une idée de l'effet du Taser et de son utilisation"normale" cliquez sur le lien suivant          Taser et son utilisation