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  • Crise : les banques suisses aussi

    cre_af_040908.jpgLa crise financières touche également les établissements réputés les plus solides : si on ne peut plus metre son argent à l'abri en Suisse, où va le monde ? (source TF1)

    - Le gouvernement helvète et la banque centrale suisse (BNS) vont voler au secours d'UBS (- 0,65% à 19,95 francs suisses) en aidant l'établissement à renforcer son bilan. Le gouvernement va ainsi participer à une augmentation de capital de six milliards de francs suisses (3,9 milliards d'euros) en souscrivant à une émission d'obligations convertibles. Cette opération permettrait ainsi à l'Etat fédéral de prendre environ 9% du capital.


    Mais l'aide de l'Etat ne s'arrête pas là, puisque UBS a parallèlement conclu un accord avec la Banque nationale suisse (BNS) pour transférer jusqu'à 60 milliards de dollars (45 milliards d'euros) de titres illiquides et d'autre s actifs de son bilan vers un fonds séparé.


    Dans un communiqué, la première banque suisse annonce : «UBS va lever 6 milliards de francs suisses d'argent frais» par une émission «entièrement placée auprès de la Confédération suisse». «La Banque Nationale Suisse (BNS) et UBS ont signé un accord qui prévoit de transférer des titres actuellement illiquides ainsi que d'autres actifs, pour un montant plafonné à 60 milliards de dollars, du bilan UBS vers un
    458814.jpgfonds séparé», ajoute le document.


    Ce coup de pouce des pouvoirs publics intervient alors que la banque UBS est l'un des établissements les plus touchés par la crise des "subprimes", ayant cumulé 42,5 milliards de dollars de dépréciations d'actifs.


    De son côté, Credit suisse a annoncé s'attendre à une perte nette d'environ 1,3 milliard de francs suisses (840 millions d'euros) au titre de son troisième trimestre, ses activités de banque d'investissement affichant une perte avant impôt de 3,2 milliards de francs suisses environ. L'établissement a parallèlement annoncé une augmentation de capital d'environ 10 milliards de francs suisses (6,5 milliards d'euros). Cette levée de fonds sera effectuée par des actions «Treasury». Un petit nombre d'investisseurs participe à l'opération, dont notamment une filiale de Qatar Holding LLC. Credit suisse a par ailleurs annoncé qu'elle n'avait pas besoin de l'appui de la Banque Nationale Suisse.

  • indigènes

    indigenes.jpgMalgré les promesses faites à la sortie du film "indigènes", l'égalité pour les anciens combattants des anciennes colonies françaises n'existe toujours pas . (source "Le Monde")

    Le tribunal administratif de Bordeaux a décidé mercredi d'accéder à la demande de six anciens combattants marocains de l'armée française et a enjoint l'Etat d'aligner leur pension de retraite militaire sur celles de "leur frères d'armes français", indiquent leurs avocats.

    Cette mesure, qui pourrait faire jurisprudence, sera étendue à plus de cinquante autres Marocains, dont les demandes ont été déposées devant la juridiction en même temps. Reste à savoir si l'Etat fera appel devant le Conseil d'Etat et, dans ce cas, quelle serait sa décision ? Un appel serait sans doute mal compris dans le monde combattant, au vu de la modestie des sommes (quelques centaines d'euros par mois) alors qu'il s'agit de soldats ayant servi la France.

    Parlant de "décision historique", Me Houssan Othman-Farah a indiqué que l'un des clients verra sa pension passer de 56 euros par mois à 560 euros. En moyenne, les pensions seront multipliées par huit ou dix.

    Selon une estimation des avocats, 180 anciens combattants marocains sont concernés par ce problème. Ils ont choisi de vivre en Gironde, "loin de leur famille et pour pouvoir percevoir le minimum vieillesse". Grâce à la revalorisation de leur pension, ils pourront rentrer au Maroc.

    Après la sortie du film "Indigènes" en 2006, seules les retraites de combattant et les pensions d'invalidité avaient été "décristallisées" dans le cadre de la loi de finances 2007, a expliqué Me Christelle Jouteau, "mais pas la pension de retraite militaire qui est la part la plus importante des prestations qui leur sont dues".