Méga-bassines : la Confédération paysanne salue les engagements du comité Loire-Bretagne et maintient sa demande d'arrêt des projets et travaux (07/07/2023)

Le 4 juillet, le comité de bassin Loire Bretagne a voté, à la quasi-unanimité, une motion, soutenue par son président Thierry Burlot, en faveur de la reprise du dialogue avec l'ensemble des parties prenantes avant la fin de l’année. Le même jour, une tribune signée par 29 membres de ce même comité de bassin appelle même à un « moratoire sur le financement public des bassines ».

 Ces initiatives vont dans le sens de nombreux engagements réclamés depuis longtemps par la Confédération paysanne.

La volonté de faire revivre un dialogue avec toutes les parties prenantes ne peut être que bénéfique pour nos territoires. Tout comme le fait de soutenir l'importance de projet de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE) avant toutes décisions, tenant compte de l'ensemble des usages et construites dans un cadre collectif.
La motion réaffirme aussi que la définition des volumes prélevables et plus généralement les PTGE doivent reposer sur des études HMUC (hydrologie, milieux, usages, climat). Ce point est extrêmement important pour nous.

En effet, dans la Vienne, l'étude HMUC qui conclut que le volume prélevable pour l'agriculture doit drastiquement baisser est pourtant remise en cause par le préfet. Dans les Deux-Sèvres, il n'y a pas encore d'étude HMUC qui permette de conclure sur les capacités du milieu, au regard notamment du changement climatique et de références scientifiques et techniques récentes.

La Confédération paysanne salue donc la démarche du comité de bassin Loire Bretagne. Cependant, elle doit être accompagnée de l'arrêt de tous les projets de méga-bassines.

Ainsi, le projet des 16 bassines en Deux-Sèvres ne peut se poursuivre tant qu'une étude HMUC sur le territoire n'a pas été réalisée afin d'apporter de nouveaux éléments. Il est fort probable que les conclusions de celle-ci annonceront une baisse importante des volumes prélevables. Si malgré cela les travaux devaient se poursuivre, alors les bénéficiaires des 6 méga-bassines de la Sèvre Niortaise, dont le financement public a déjà été acté, auraient accaparé des volumes importants au détriment de tous les autres paysan·nes du territoire.

Nous demandons que les règles d'accès à l'eau dans les territoires soient redéfinies avec des notions de priorisation pour l'alimentation locale, de plafonnement des volumes et de soutien à des pratiques agronomiques économes en eau. Seules de telles mesures permettront d'assurer une réelle répartition entre paysan·nes compatible avec le milieu.

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