"Une chose vraie" le jeudi 05 novembre aux Tourelles (26/10/2026)
À partir de la vie de la comédienne Ysanis Padonou, Romain Gneouchev propose une vertigineuse autofiction sur la question des maladies neuro-dégénératives.
Seule sur scène, la comédienne fait le récit d'une mise à nu et nous convie à la suivre dans un labyrinthe de réalités déformantes ou comment se construit une jeune actrice touchée par la maladie d'Alzheimer ?
Un spectacle intimiste où viennent s'enchevêtrer récit social et histoire familiale ; théâtre et quotidien sur les planches ; histoires de deuil et d'amitié.
Avec Ysanis Padonou
En partenariat avec l’Association Huntington France.

Ci-dessous, la présentation de la pièce lors de sa représentation au théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis
Comment se construit une jeune actrice se sachant touchée d’une forme précoce de la maladie d’Alzheimer ? Comment changer de regard sur l’irréversible et cohabiter avec l’inexorable ? Prenant appui sur la vie de la comédienne Ysanis Padonou et sur la complicité qui les unit, Romain Gneouchev propose un spectacle aux allures de documentaire intimiste portant sur la question des maladies neurodégénératives.
Issu de l’École du Théâtre National de Strasbourg, Romain Gneouchev signe une mise en scène reposant sur la simplicité du dispositif scénique et les vertiges de la narration. Ysanis Padonou est seule en scène, dans un espace parsemé de quelques objets disposés sur un sol en lino blanc. Un patin à roulettes, une rose immortelle, des statuettes camerounaises, des balles de tennis, une peluche et une boîte en porcelaine que sa mère lui a léguée sont autant de fragments d’une mémoire que nous voyons se décomposer et se recomposer au fil du spectacle. Ce surgissement du réel répond au besoin de la jeune femme de briser le tabou sur la maladie qui a toujours prévalu dans sa famille. Il donne également lieu à des révélations bouleversantes.
Munie d’une oreillette dans laquelle son texte peut lui être soufflé en cas de trou de mémoire, la comédienne nous convie à la suivre dans un vertigineux labyrinthe fait de souvenirs et de miroirs déformants. Dans cette mise à nu qui relève de l’autofiction viennent s’enchevêtrer vécu intime et constellation familiale, doutes, lucidité et quotidien sur les planches. Refusant le dolorisme, Une chose vraie s’intéresse moins à la pathologie qu’à ses conséquences sur la vie. Le spectacle scrute le deuil, la transmission et le déni mais, plus que tout, laisse toute sa place à l’amitié et à la joie de vivre : une joie complexe et pourtant lumineuse.
21:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : une chose vraie, théatre, vouziers |
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