03.07.2009

Thomé-Génot : 5 ans de prison requis

Le procès des anciens dirigeants se déroule à Reims en ce moment.

 

5 ans de prison ont été requis contre le dirigeants du groupe américain qui ont amené l'entreprise à la faillite. Le jugement a été mùis en délibéré, mais les prévenus n'étaient pas présents au procès, la peine risque bien d'être symbolique.

Le blog des Thomé-Génot fait une revue de presse du suivi du procès.

Cet action en justice a un retentissement national, comme le prouve cet article du "Point"


Cinq ans de prison ont été requis devant le tribunal correctionnel de Reims à l'encontre des deux ex-dirigeants du groupe américain Catalina,0000322288-0_w_230_h_230.jpg?1246535895 soupçonnés de malversations lors de la reprise en 2004 du sous-traitant automobile Thomé-Génot à Nouzonville (Ardennes), liquidé fin 2006.

Greg Willis, l'ancien PDG, et Catherine Zickfeld, son adjointe, étaient poursuivis pour pour recel, banqueroute par détournement et abus de biens sociaux. Les deux anciens dirigeants, sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis septembre 2008, étaient absents et non représentés à l'audience.

Le parquet, qui a dénoncé les "méthodes de patrons voyous dont l'absence constitue une gifle envoyée au tribunal et à la région", a demandé la peine maximale - cinq ans d'emprisonnement - et un mandat d'arrêt européen à leur encontre. La décision, mise en délibérée, sera rendue par le tribunal le 8 septembre.

atg.jpg"C'est un procès à la fois symbolique et pour l'exemple", a commenté Yannick Langrenez, le représentant des anciens de Thomé-Génot. "Il est important que l'honneur des ouvriers soit sauf, mais aussi de montrer qu'on ne peut pas venir piller une industrie impunément", a-t-il poursuivi.

Outre l'association des anciens salariés de l'entreprise - à l'époque leader mondial des pôles alternateurs et fournisseur exclusif de Ford - la Région Champagne-Ardenne, le Département et la Communauté d'agglomération de Charleville-Mézières s'étaient également constitués partie civile.

Repris en 2004 par Catalina, une société de consultants, les Ateliers Thomé-Génot (ATG), qui employaient plus de 300 personnes à Nouzonville, avaient été placés en liquidation judiciaire en octobre 2006.

Commentaires

Effectivement ,il y a une médiatisation nationale autour de ce procés et ce n'est pas un hasard : en réalité, je pense qu'il s'agit d'une instrumentalisation de la justice pour éviter d'accuser le principal responsable de la fermeture de Thomé-Genot , c'est à dire la société CATALINA elle-même (qui a toujours pignon sur rue) et le capitalisme financier !! voir mon blog pour plus d'arguments ; Cordialement ; jcvb

Ecrit par : van bervesseles | 03.07.2009

Ce point de vue peut s'entendre, et cet aspect de camouflage des responsabilités est à prendre en compte.
Mais le procès ne se résume pas à cela . Comme le dit Y. Langrenez dans "L'Humanité" (http://www.humanite.fr/2009-07-03_Politique_Le-scandale-Thome-Genot-au-tribunal): « on va se servir de la condamnation attendue des gars de Catalina dans l’action qu’on compte mener ensuite contre le tribunal de commerce. Cela va aussi permettre de nous rendre à tous notre dignité. »
Faisons confiance aux anciens de Thomé-Génot pour utiliser au mieux cette procédure judiciaire.

Ecrit par : jean-luc Lambert | 04.07.2009

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